dimanche 2 octobre 2016

NUCLEAIRE OU L'APOCALYPSE PAR LES DECHETS !

Alors que les médias concentrent l’attention des populations civiles sur le nuage de Fukushima se promenant sur nos têtes, dont la radioactivité est pratiquement inexistante, un véritable drame planétaire continue d’être passé sous silence, l’humanité tout entière étant assise sur une véritable bombe à retardement qui quand elle éclatera fera plus de dégâts que tous les bombardement d’ Hiroshima et  Nagasaki réunis.


 Avant                                             Après

L’APOCALYPSE PAR LES DÉCHETS NUCLÉAIRES


Site de déchets radioactif enfui dans l’ile aux orchidées (Taiwan).

Pollution des mers
La terre est la seule planète connue qui possède de l’eau à l’état liquide (il semble y avoir quelques  traces occasionnelles d’eau liquide sur mars, et il y a peut être un océan sous la glace qui recouvre Europe, un des satellites de Jupiter). Pourtant, nous nous obstinons à traiter les océans comme d’immenses égouts à ciel ouvert.

Qui pollue la mer ? 
Les fleuves !
Les trois quarts de la pollution marine proviennent de la terre et de la pollution des fleuves qui s’y déversent. Le reste est dû à la navigation et aux installations pétrolières.  En Amérique du Sud, 98% des eaux usées domestiques finissent dans la mer sans traitement. Chaque année,  les vingt pays qui bordent la méditerranée y rejettent 50 millions de tonnes de déchets.

Chaque
 jour, les chinois rejettent soixante millions de tonnes de déchets dans la mer jaune. Les égouts  du Japon, du Canada, des Philippines et de la Corée du sud finissent eux aussi dans la mer sans aucun traitement.


Les produits chimiques issus de l’agriculture industrielle et de l’industrie sont emportés par les fleuves jusque dans la mer et s’y accumulent. La mer noire est polluée par le Dniestr, le Dniepr et le Danube. Son écologie est anéantie. 

La mer de Norvège, la Baltique, la Mer de Barents, et certaines parties de la Méditerranée sont gravement contaminées par les déchets industriels et les métaux lourds. Ces produits peuvent décimer et rendre non comestibles des populations entières de coquillages, de crustacés et de poissons. 

La pollution aux pesticides en Caroline du Sud est responsable de la moitié des disparitions de poissons. Stop ! La mer n’en peut plus !

Mais le pire est à venir avec les déchets radioactifs dont personne ne sait quoi faire ! 



Une autre vérité qui dérange beaucoup. Les déchets nucléaires seront peut être le pire cauchemar pour les populations. En attendant, personne ne trouve de solution viable pendant que les industriels tentent de nous rassurer à coup du publicité où l’esthétisme fait oublier les véritables dangers. Que ce soit en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux États-Unis ou en Russie, cette enquête scientifique et politique aborde le sujet tabou du nucléaire par sa zone la plus sombre. Un documentaire indispensable pour mieux comprendre des choix qui pèsent très lourd sur l’avenir de l’humanité.

1/ Les déchets nucléaires :

L’uranium 235, l’atome qui sert à produire de l’énergie nucléaire, est un atome que l’on trouve dans la nature, dans le manteau de la terre. Il est extrait, purifié et concentré, et devient ainsi beaucoup plus dangereux que dans son état naturel. Mais, fort heureusement, sa compétence à produire de l’énergie ne s’active que très rarement dans la nature. On « réveille » cette compétence dans les centrales nucléaires.

Ainsi l’uranium produit de l’électricité. Malheureusement, dans le même temps sont produits des substances hautement radioactives (iode, césium, strontium…) et du plutonium. Ce plutonium est beaucoup plus dangereux que l’uranium, ce qui en fait un combustible recherché pour les armes atomiques.

2/ Le retraitement des déchets nucléaires :

En France, à La Hague, une usine « retraite » les déchets nucléaires. Qu’en est-il véritablement ? Ces déchets sont-ils recyclés ?

Lorsque les déchets sont retraités, ils ne sont pas recyclés, bien au contraire : au lieu de réduire le nombre de déchets, on les sépare juste. Et si une petite partie de l’uranium et du plutonium est valorisée (par exemple dans l’industrie militaire), ce n’est pas le cas de la plupart de ces déchets.
De plus, l’uranium retraité ne peut être utilisé tel quel dans les réacteurs : il doit être ré-enrichi. La France ne possédant pas les moyens techniques de le faire, une partie de l’uranium retraité est envoyée dans une usine d’enrichissement en Sibérie, et revient en France, ré-enrichie. Mais le ré-enrichissement n’est pas profitable au point de vue économique. Aujourd’hui, 20 000 tonnes d’uranium inutilisé ont été amassées en France !

Certains déchets, comme le plutonium, servent à créer du MOX, utilisé ensuite en réacteur. Après utilisation, le MOX est encore plus dangereux et génère des déchets pires que les précédents.
Ainsi le retraitement constitue l’un des maillons de la chaîne nucléaire les plus polluant, car il rejette de la radioactivité dans l’environnement. Personne aujourd’hui ne peut, ni en France ni ailleurs, recycler et gérer les déchets nucléaires. En déclarant que les déchets sont retraitables, les grandes firmes comme AREVA ou EDF font croire au consommateur que le nucléaire est une énergie propre.

3/ Le transport des déchets nucléaires :

Chaque semaine, deux camions chargés de 150 kg de plutonium quittent l’usine de la Hague. Leur cargaison suffirait à produire une vingtaine de bombes comme celle utilisée à Hiroshima. Ces convois parcourent ainsi 1000 km pour rejoindre l’usine de production de MOX située à Marcoule, dans la vallée du Rhône. Ces camions passent ainsi dans les tunnels, malgré le risque d’incendie, sur des ponts, malgré le risque de chute, dans les centres-villes, ou un jour un commando de Greenpeace avait réussi à bloquer le convoi durant quatre heures. Si ce commando avait été un commando terroriste, ils auraient eu les moyens de fabriquer une bombe atomique artisanale.


Les déchets nucléaires :

A chacune de ses étapes, la filière nucléaire produit des déchets. Extraction de l’uranium, enrichissement de cet uranium, combustion, retraitement pour faire du plutonium : toutes ces opérations entraînent des déchets. Des centaines de milliers de tonnes depuis le lancement de l’industrie nucléaire ! Une partie de ces déchets est hautement radioactive pendant des dizaines, voire des centaines de milliers d’années. Et personne ne sait quoi en faire. 

Des décennies de recherches et d’investissements colossaux n’ont pas fourni de solution. Le retraitement ne convient pas, car il est lui-même producteur de déchets. Une fois coupé et dissout, le combustible irradié se divise en trois catégories : environ 95 % d’uranium, 1 % de plutonium et 4 % de déchets ultimes. 

Une petite partie du plutonium est réutilisée pour produire un nouveau combustible, le Mox. Une vingtaine de centrales nucléaires françaises sont autorisées à carburer avec un combustible composé au maximum d’un tiers de Mox.

Les 4 % de déchets ultimes sont vitrifiés et stockés sur place. Ils n’ont à ce jour, aucune solution d’avenir. Leur radioactivité sera extrêmement dangereuse pour des milliers d’années.



Restent donc la majeure partie : l’uranium de retraitement, qui représente 95 % du résultat du retraitement. Cette partie est scandaleusement exportée en Russie par les industriels français du nucléaire, Areva et EDF. Depuis 2006 environ 33 000 tonnes de déchets nucléaires ont été exportés vers la Russie où ils sont simplement entreposés à l’air libre en Sibérie.

La transmutation (c’est-à-dire la transformation d’éléments radioactifs à vie longue en éléments radioactifs à vie courte) est une usine à gaz. L’enfouissement est une véritable bombe à retardement. 

C’est pourtant l’option privilégiée par la France. L’enfouissement est actuellement à l’étude au laboratoire de Bure (Meuse) dans la perspective d’une mise en service en 2025. Il reposerait entièrement sur le concept de « réversibilité ». 

L’enfouissement ne devrait pas être définitif, pour que les générations à venir puissent décider de ce qu’elles feront de ces déchets. Mais si ce stockage n’est pas définitif, sera-t-il assez sécurisé ? Aujourd’hui, en l’absence de solution, on stocke à la Hague et dans l’Aube (sites de Soulaines et Morvilliers). On entrepose.

En tout, l’Andra (Agence nationale des déchets radioactifs) recense plus de mille sites où sont conservés, de manière plus ou moins légale, avec ou sans conditionnement, des déchets radioactifs en France. 

En clair, les déchets nucléaires s’accumulent, faisant peser une menace de plus en plus grande sur l’environnement et les générations futures. Il est temps de sortir de cette impasse. Si l’industrie nucléaire n’a aucune solution pour ses déchets, elle doit arrêter d’en produire.

Les rejets radioactifs :

Toutes les installations nucléaires rejettent de la radioactivité dans l’environnement. Ces pollutions contaminent quotidiennement et durablement les fleuves, les océans, les nappes phréatiques et l’air. 

Les seules usines de retraitement d’Areva à La Hague (Manche) et de Sellafield (sa cousine anglaise) constituent le rejet radioactif le plus important au monde résultant d’une activité humaine. 

Un rapport réalisé en 2001 pour le compte du Parlement européen conclut que ce rejet est équivalent à un accident nucléaire à grande échelle chaque année. 

Plusieurs études ont d’ailleurs établi une recrudescence statistiquement importante de leucémie dans la région de La Hague.

Ces activités de retraitement du site de La Hague sont en complète contradiction avec deux conventions internationales. La Convention de Londres (entrée en vigueur en 1975) interdit de déverser des déchets nucléaires en mer. 

La Convention OSPAR (qui vise à préserver l’Atlantique du Nord-Est) a officiellement condamné les activités de retraitement en 2000-2001. La France est signataire de ces deux conventions. Areva continue pourtant de polluer tous les jours les eaux de la Manche.