vendredi 14 avril 2017

LA FRANCE FACE AU DEFI NUCLEAIRE...

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En réponse, à l'agression américaine en Syrie, la Russie a annoncé avoir mis à jour 60 % de sa force nucléaire et se tenir ainsi prête à la guerre. 

Nous voilà donc revenu "six mois en arrière", lorsque les États-Unis de Barack Obama refusaient de coopérer avec la Chine, la Russie et leurs alliés (Organisation de coopération de Shanghai et Organisation du traité de sécurité collective). 

Moralité :

Suite à l’attaque unilatéral des USA (en violation des règles internationales), du 6 avril 2017, contre un État souverain membre de Nations unies, la Syrie, les Forces armées russes ont été équipées de nouvelles armes nucléaires.

96 % de la "triade nucléaire russe" est en capacité opérationnelle permanente. 60 % de sa force nucléaire, étant équipée de bombes atomiques de dernière génération.

Rappelons que seuls quatre États (la Chine, les États-Unis, l’Inde et la Russie) disposent de la triade nucléaire, c’est-à-dire de la capacité de lancer simultanément une attaque en bombardant à la fois depuis des "silos terrestres", depuis des "avions bombardiers", et depuis des "sous-marins".

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Problème :

La France ne dispose plus de la "triade nucléaire" depuis la fermeture des silos du plateau d’Albion, par le président "Jacques Chirac en 1996".

Il n'est donc pas tout à fait approprié de dire que la France serait la troisième puissance nucléaire mondiale, derrière la Russie et les États-Unis, tout les schémas tactiques de convergences "d'ogives nucléaires" à un instant T prouvant le contraire. 

En effet, nous sommes bien loin du vœux exprimé par le Général de Gaulle en 1961, d'avoir une force nucléaire suffisante pour réduire de 50 % la capacité économique de la Russie, tout en rayant de la carte, 80 millions de Russes (source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Force_de_dissuasion_nucl%C3%A9aire_fran%C3%A7aise). 

Pour preuve, dès les années 80, la capacité de destruction effective de la France, n'était déjà plus que de 35 % de la population Russe, alors que la  destruction de son tissu économique, passait à 45%.

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Pire encore, en 1996, Jacques Chirac, donne l'ordre de désactiver les 18 silos de missiles sol-sol du plateau-d'Albion (Vaucluse), pour ensuite donner l'ordre de démanteler en 1998, les installations de test françaises dans le pacifique, pour les remplacer par le ridicule "programme simulation" qui a déjà dépassé le budget de 3.5 milliards d'euros (En 1994, le président François Mitterrand décide le développement du programme Simulation par la Direction des applications militaires du CEA. Ce programme devait permettre à la France de garantir la sûreté et la fiabilité des armes de la dissuasion, fondé "sur le calcul". Il est financé par le ministère de la Défense et devait durer 15 ans).   

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Pérenniser, la dissuasion nucléaire. Le terme utilisé par les spécialistes du CEA soulève un problème majeur : comment garantir la sécurité, la fiabilité et l’efficacité des armes nucléaires sans réaliser d’essais. Depuis 1996, l’Hexagone ne teste plus ses bombes dans la nature. Pour continuer à évaluer leur fiabilité, la recherche française investit donc dans des modes de simulation complexes. Simulation numérique par des calculs qui mobilisent les ordinateurs les plus puissants du monde. Simulation physique, aussi, puisque la moitié du budget du programme français Simulation – est consacrée à la construction du Laser mégajoule (LMJ). Une installation destinée à reproduire et étudier, à très petite échelle, la réaction de fusion déclenchée dans une arme nucléaire.

La France possède aujourd’hui 300 têtes nucléaires. 

Depuis que la France a renoncé aux missiles sol-sol, l'arsenal "nucléaire" se décline en deux composantes : 

1) La force océanique, dirigée par la marine (les sous-marins nucléaires lanceurs d'engin basés à l'île Longue, près de Brest de, ainsi que certains avions) 


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Au total, trois lots de seize missiles (48) sont portés par les quatre sous-marins nucléaires lanceur d'engins (SNLE), de la marine française (Le Triomphant, Le Téméraire, Le Vigilant et Le Terrible). Trois doivent être opérationnels simultanément pendant qu'un autre est en entretien.

Il ne faut pas confondre ces sous-marins avec les six sous-marins nucléaires d'attaque (SNA), qui sont à propulsion nucléaire, mais n'embarquent pas de missile atomique.




M51 (ci-dessus) : C'est le type de missile intercontinental qui équipe peu à peu tous les sous-marins nucléaires lanceurs d'engin depuis 2010. D'une hauteur de 12 mètres et d'un poids maximal de 56 tonnes, il peut contenir "six têtes nucléaires".

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/magazine/la-dissuasion/p-71-01/2090288-1-fre-FR/p-71-01_article_pleine_colonne.jpg
Composante Marine méconnue de la dissuasion nucléaire, la Force d’action navale nucléaire (FANu) s’articule autour d’un vecteur principal: le porte-avions Charles-de-Gaulle. Du fait de sa mobilité intrinsèque, de son escorte aéronavale lui garantissant une protection maximale et surtout du fait de la capacité d’emport du missile nucléaire ASMPA associé au standard F3 des Rafale embarqués, le porte-avions est un outil parfaitement adapté à la mise en œuvre de l’armement nucléaire.

2) La force aérienne, dirigée par l'armée de l'air.

54 missiles air-sol de moyenne portée améliorée (ASMPA) équipent les avions de combat (comme le Rafale et le Mirage), qui peuvent décoller des bases d'Istres, de Saint-Dizier ou du porte-avions Charles de Gaulle grâceà la force d'action navale nucléaire (FANU). 

Après 40 années de bons et loyaux services, un bref regard dans le sillage permet de se rendre compte que malgré les tempêtes la route tracée reste droite et cohérente. Ni les difficultés techniques, ni celles liées à la gestion des ressources humaines n’ont eu raison de la ténacité et de la volonté des marins mettant en œuvre la dissuasion.
L'outil Rafale Marine proprement dit, il autorise un rayon d’action supérieur à 1.000 kilomètres sans ravitaillement en vol, et de plusieurs milliers de kilomètres avec ravitaillements. Bénéficiant des moyens de protection les plus perfectionnés, le Rafale Marine permet la navigation au-dessus de  l’espace maritime, la pénétration en territoire ennemi et le tir du missile aérobie nucléaire à très basse altitude et à très grande vitesse par tous les temps. Autant d’atouts garantissant au pouvoir politique l’utilisation optimale de la dissuasion le cas échéant.

l’arme de dissuasion


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15 850 ogives nucléaires dans le monde, selon "l’International Peace Research" de Stockholm. Même si le nombre d’armes nucléaires diminue à petit feu, les puissances mondiales ne cessent de moderniser leur arsenal. Et la Corée du Nord enchaîne les provocations quant à sa maîtrise de la bombe atomique. Mais qu’en est-il des autres pays ? Revue d’effectifs nucléaires.

La course aux armements nucléaires a commencé il y a plus de 60 ans. 
Sur les 15 850 ogives nucléaires en circulation, 1 800 sont en alerte permanente.

Les États-Unis maîtrisent la bombe H (bombe thermonucléaire) d’environ 100 kilotonnes qui peut détruire une grande ville d’un million d’habitants. En comparaison, la ville d’Hiroshima a été détruite par une bombe A (bombe à fission de plutonium) d’une puissance de 15 kilotonnes qui a fait plus de 100 000 victimes.

La Russie

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La "bombe Tsar" est une bombe à hydrogène (bombe H) conçue par l’Union soviétique. La zone de déflagration peut atteindre un rayon d’environ 6 km : de quoi détruire Paris et les villes proches du périphérique comme Montrouge et Montreuil.

La France 
La France possède environ 300 charges nucléaires. Le premier essai de la bombe H a été effectué en 1968 dans l’océan Pacifique.
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La Chine
Le programme nucléaire de la Chine a démarré dans les années 1950 sous le commandement de Mao Zedong. Les Chinois ont lancé leur première bombe H, dans le cadre d’un essai, en 1967. Soit un an avant la France. La Chine fait partie des cinq puissances nucléaires reconnues dans le monde à ce jour.
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Le Pakistan
Le missile de croisière Ra’ad (« tonnerre » en arabe) est invisible pour les systèmes de défense antiaérienne. Il peut être équipé d’une ogive nucléaire d’une puissance allant de 10 à 35 kilotonnes. Maispour l’heure, le pays n’a pas démontré sa maîtrise de la bombe H.
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L’Inde
L’Inde dispose d’une centaine d’ogives militaires qui, comme celle du Pakistan, peuvent être embarquées sur des missiles. 
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La Corée du Nord
 Les cinq puissances nucléaires sont convaincues que les Nord-Coréens maîtrisent l’explosion nucléaire mais elles ne sont pas absolument certaines qu’ils aient la capacité d’installer cette charge dans un missile.
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Israël

Seul Israël entretient encore l’ambiguïté, sans démenti ni confirmation quant à l’existence ou non d’un arsenal nucléaire. Cela fait partie de la stratégie de dissuasion du pays.

La France petite joueuse ? 

Avec les Américains, les Russes représentent à ce jour plus de 90 % de la puissance nucléaire mondiale et surtout, ne se sont pas privé de la "triade nucléaire", un élément qui peut s'avérer déterminent en cas de conflit.

 https://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2016/10/premire-frappe.jpg