lundi 22 mai 2017

GRÈCE : MORT AUX PAUVRES... FRANCE : ON S'OCCUPE DE VOUS BIENTÔT...

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Comment Tsipras et la C.E ont volé l'argent
des retraités ! 

Pour faire suite à mes pensées du soir VII, je vous mets en ligne cet article sur la situations des retraités en Grèce. 

La semaine passée Tsiparas a validé le 3e plan de collaboration avec les Allemands, pardon, avec la BCE et le FMI : " Nouvelles mesures d'austérité de près de 5 milliards d'euros, réclamées par les créanciers, UE et FMI, devant permettre le versement d'une nouvelle tranche de prêts internationaux au pays, qui espère aussi un allègement de sa dette. Les principaux articles de la loi qui comprennent de nouvelles coupes dans les retraites et des hausses des impôts, ont été approuvés par la faible majorité de la coalition gouvernementale, soit 153 députés de la gauche Syriza d'Alexis Tsipras et du petit parti souverainiste Anel.", lire ici pour le croire. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2017

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A Athènes, les plus pauvres, ont désormais le droit 
de mourir, mais en silence SVP...

C'était censé être un moment de joie. Après des décennies de travail, la retraite pour beaucoup étaient synonymes de pouvoir enfin profiter un peu de la vie, de partir en voyage, passer une soirée avec de vieux amis, ou partir à la pêche et bien d'autres choses encore.
Au lieu de cela, de nombreux retraités grecs disent qu'ils ont du mal à s'en sortir, n'arrivant plus à boucler les fins de mois. Le gouvernement a coupé à maintes reprises les pensions, dans le cadre des trois renflouements internationaux du pays et de nombreux retraités disent maintenant qu'ils sont arrivés à un point de rupture. Certains ont même des enfants au chômage qu'ils ne peuvent aider financièrement comme par le passé.
Un nouveau projet de loi d'austérité approuvé au Parlement ce vendredi, vise à réduire encore les  pensions, rendant ainsi la situation de certains retraités critique.

La Grèce possédait autrefois un système de retraite généreux - trop généreux pour être durable, en particulier avec une population vieillissante. La retraite était possible dès l'âge de 55 ans après 30 ans de travail. Beaucoup avaient des avantages supplémentaires: les employés du secteur public pouvaient prendre leur retraite dès 52 ans. Certaines femmes avec de jeunes enfants pouvaient prendre leur retraite avec une pension réduite à 50 ans.
Mais la crise financière a laissé la Grèce dépendante des créanciers internationaux, qui ont poussé à des changements économiques, notamment sur les retraites. L'âge normal de la retraite est maintenant de 67 ans. De nombreuses dispositions relatives à la retraite anticipée ont été supprimées. Y compris les pensions, les revenus ont diminué de 40 % au cours des sept dernières années de crise.
Voici un regard sur le problème à travers les histoires de quatre retraités.
Mina Griva, 78 ans, veuve et ancienne ouvrière d'usine :
Le mari de Griva, qui a travaillé dans une usine d'acier en Grèce, est décédé il y a huit ans. Sa pension de veuve initiale de 998 euros (1 110 dollars) et une pension complémentaire de 300 euros ont été ramenées à 560 euros et 150 euros respectivement, pratiquement une pension divisée par deux.
"Ils nous ont détruits", a déclaré Griva, qui aide maintenant tous les jours dans un centre de soins municipaux pour les personnes âgées. "Les retraités pleurent".
Mère de cinq ans, elle utilise sa pension pour aider son fils, qui est au chômage depuis cinq ans. Elle est parti de son petit appartement d'Athènes pour vivre désormais dans une seule pièce au dernier étage du bâtiment. Maintenant, elle surveille avec angoisse, les talk-shows politiques à la télévision pour savoir de combien sa retraite va baisser encore.
Griva a quitté la Grèce en 1964 et a travaillé pendant 15 ans en Allemagne, comme femme de ménage dans une usine de fromage et plus tard, comme repasseuse dans une usine de vêtements. Les temps étaient alors difficiles en Grèce, et elle faisait les deux/huit pour envoyer de l'argent à sa famille. Elle pensait alors avoir assez pour aider ses enfants, et avoir un petit appartement pour elle-même. "Nous sommes partis ici pour construire quelque chose", a déclaré Griva.
Au lieu de cela, les mesures d'austérité ont mangé ses maigres économies, avec de nouvelles taxes foncières et des réductions de revenus, sans compter ses enfants au chômage.
Maintenant, vous ne pouvez même plus acheter une baguette de pain pour vos petits-enfants", a-t-elle dit. "Je ne sais pas jusqu'où cela ira. Les choses sont très, très difficiles.
Parasksevas Kokkinakis, 71 ans, ancien gestionnaire de banque privée
La pension brute de Kokkinakis lorsqu'il a pris sa retraite en 2002 était d'environ 2 400 euros. Elle est désormais de 1 100 euros. Il calcule que la nouvelle législation le laissera avec moins de 800 euros.
Je n'étais pas un employé profitant de l'argent de l'État, a-t-il déclaré. J'ai travaillé plus de 36 ans, sous la monnaie d'alors, la drachme, puis l'euro est venu et l'Etat m' a repris tout ce que pourquoi j'avais travaillé.
Les taxes foncières ont augmenté, et comme le marché de l'immobilier est au plus bas, la vente de mon appartement pour collecter de l'argent n''était plus une option. Kokkinakis dit qu'il brûle ses économies simplement pour payer des impôts. Les prix des aliments ont augmenté, alors lui et sa femme ne font que s'acheter l'essentiel, surveillant sans cesse les offres spéciales. Les choses qu'il pouvait faire presque sans réfléchir avant - comme acheter de nouveaux vêtements ou sortir dîner avec des amis, c'est terminé.
Pourtant, il se dit parmi les chanceux, car il n'a pas d' enfants à soutenir. Lui et sa femme pouvant s'occuper encore de leurs trois petits-enfants, tant que leurs parents ont encore un travail. Nous n'avions jamais pensé qu'il y aurait un moment où tout cela se transformerait en anxiété.
Fotis Milas, 66 ans, ancien employé de l'usine de papier
Milas a travaillé pendant 36 ans dans les départements de vente de deux usines de papier avant de prendre sa retraite il y a sept ans, avec une pension de 1.800 euros qui a été régulièrement réduite jusqu'à ne plus peser que 1.000 euros.
Il dit qu'il ne s'opposerait pas à des coupures de 100 à 300 euros s'il s'agissait d'aider les pauvres, mais une réduction de 800 euros c'est trop. "C'est du vol'', de la fraude, littéralement ! Du vol, je vous l'ai dit. Ils ont volé mon argent."
Avec des taxes plus élevées sur les biens qu'il a hérité, il s'efforce de joindre les deux bouts. Sa vie s'est rétréci vers son salon à l'étroit dans un petit appartement au premier étage, où il passe une grande partie de ses journées à regarder la télévision et à fumer.
Vous ne pouvez pas aller ou vous voulez. Alors vous vous enfermez à la maison. Pourquoi ? N'est-ce pas dommage ? N'avais-je pas travaillé ? N'ont-ils pas retenu leurs contributions ? Il dit que l'un des rares plaisirs qu'il a gardé est son café quotidien avec ses amis.
Les nouvelles mesures d'austérité risquent de réduire sa pension à environ 800 euros, dit Milas. Je vais commencer à avoir une vie très, très difficile. Pour le moment, merci à Dieu, je n'ai pas faim. Pour l'instant...
Paraskevi Koliambi, 60 ans, ancien orfèvre et veuf Koliambi, a travaillé avec son mari orfèvre fabriquant de manière artisanale, des articles décoratifs et des bijoux. Son mari est mort il y a environ 11 ans, juste au moment où il allait se retirer.
Son fils a repris l'activité familiale, mais il est en difficulté en raison d'une baisse spectaculaire des ventes suite à la crise financière. Koliambi a initialement reçu une pension de veuvage réduite de 780 euros, un montant qui a été réduit à 760 euros. Les deux primes de retraite annuelles qu'elle recevait ont également été supprimées. Elle ne sait pas encore de combien, les nouvelles mesures vont lui retirer de revenu.
Je le vois incertain, l'avenir, a-t-elle déclaré lors d'une visite à l'atelier de son fils, caché dans une ruelle du marché aux puces d'Athènes. Nous essayons de nous en sortir. Mon fils est vraiment en train de lutter pour garder les affaires. ... Tout ce que nous avions mis de côté est allé sur les taxes. Elle donne tout ce qu'elle peut de sa petite pension, pour aider son fils, avec l'espoir de réussir à garder ce commerce, ce qui est très, très difficile.

Source : http://www.ekathimerini.com/218552/article/ekathimerini/community/they-stole-my-money-greek-dreams-of-retirement-turn-sour

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Au tour des Français désormais, car ne comptez surtout pas sur Macron pour intervenir en faveur des retraités, d'ailleurs, ils ne figuraient même pas dans son programme, c'est dire...