mercredi 19 juillet 2017

EMMANUEL MACRON EST-IL VICTIME DU SYNDROME D'HUBRIS ?


Le syndrome d'Hubris, 
la maladie du pouvoir
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Perte du sens des réalités, intolérance à la contradiction, actions à l’emporte-pièce, obsession de sa propre image et abus de pouvoir : tels sont quelques-uns des symptômes d’une maladie mentale récemment répertoriée qui se développerait durant l’exercice du pouvoir. C’est le syndrome d’hubris.

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Dans ses Discours sur la condition des grands, Pascal jugeait utile d’éduquer les futurs puissants, en leur rappelant que leur détention du pouvoir tenait avant tout du hasard : 

« Surtout ne vous méconnaissez pas vous-même en croyant que votre être a quelque chose de plus élevé que celui des autres […] Car tous les emportements, toute la violence, et toute la vanité des Grands vient de ce qu’ils ne connaissent point ce qu’ils sont. » 

Le pouvoir exerce une fascination indéniable, autant sur ceux qui le subissent que sur ceux qui l’exercent. Assurément, l’exercice du pouvoir n’est pas une activité comme une autre et n’échoit pas au premier venu, mais les « Grands » se souviennent-ils suffisamment de leur condition de simple mortel ? Un livre et un article récents plaident pour l’instauration d’une nouvelle entité médicale qui concernerait les personnalités politiques dirigeantes : elles seraient « intoxiquées » par un étrange agent pathogène – le pouvoir – les conduisant à manifester un narcissisme pathologique.

Dans son livre In Sickness and in Power (Dans la maladie et le pouvoir) paru en 2008, David Owen examine le rôle de la maladie dans les prises de décision des chefs d’État durant les 100 dernières années. 

Selon D. Owen, les chefs d’État tiennent entre leurs mains le destin des peuples et, de ce fait, leurs décisions doivent se fonder sur un sens du jugement solide et réaliste. Mais il va plus loin, et propose tout à fait sérieusement au lecteur et à la communauté scientifique de considérer l’idée d’une nouvelle entité clinique dont seraient victimes certains dirigeants précisément du fait qu’ils détiennent le pouvoir. 

L’idée provocante est également développée dans un article qu’il a cosigné avec Jonathan Davidson, psychiatre au Centre médical de l’Université Duke, à Durham aux États-Unis, récemment publié dans la revue de neurologie Brain. 

Cette maladie est nommée en anglais hubris syndrome.

Rares sont les exemples de « leaders » (chefs de multinationales, chefs d’Etats, présidents d’organisations internationales, etc.) qui ont été bons et justes au point de faire reculer leur propre autorité au nom du Bien Commun qu’ils sont censés défendre, au-delà des petits intérêts économiques ou stratégiques à court terme.
Du coup, on pourrait facilement penser que tous les hommes qui recherchent le pouvoir sont mauvais. Mais… Et si c’était le contraire ? Et si c’était l’autorité que confère le pouvoir qui pervertissait les hommes ?
Ou l'on reparle de Jupiter
Les philosophes et auteurs de théâtre grecs (comme Aristote et Platon) parlaient d’« hubris » ou « hybris » lorsqu’un héros, tout excité par ses réussites personnelles, commençait à se prendre pour un "Dieu". Souvent, les conséquences de cette arrogance étaient funestes… La psychanalyse s’est emparée de ce terme intraduisible en français mais dont le sens se rapproche d’un « orgueil démesuré ».

En psychanalyse donc, on parle de "syndrome d’hubris" lorsqu’une personne fait preuve de « narcissisme, d’arrogance, de prétention, d’égotisme, voire de manipulation, de mensonge et de mépris, en réaction à son pouvoir. Pire, son pouvoir lui confère un sentiment d’invulnérabilité et de toute-puissance.

dirigeants-du-monde-aux-toilettes

L’hubris est visible de tous, sauf du principal concerné et de ses partisans. Ces hommes qui se croient des demi-dieux sont pourtant soumis aux mêmes règles naturelles que tous les autres. Même s’ils semblent parfois l’avoir oublié…
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Les 14 symptômes du syndrome d’Hubris 
(il faut avoir 3 symptômes pour être considéré comme atteint...)

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1 Inclination narcissique à voir le monde comme une arène où exercer son pouvoir et rechercher la gloire.
2 Prédisposition à engager des actions susceptibles de présenter l’individu sous un jour favorable, c’est-à-dire pour embellir son image.
-Attrait démesuré pour l’image et l’apparence.
4 Façon messianique d’évoquer les affaires courantes et tendance à l’exaltation.
5 Identification avec la nation ou l’organisation, au point que l’individu pense que son point de vue et ses intérêts sont identiques à ceux de la nation ou de l’organisation.
6 Tendance à parler de soi à la troisième personne ou à utiliser le « nous» royal.
7Confiance excessive en son propre jugement et mépris pour les critiques et les conseils d’autrui.
8Impression d’omnipotence sur ce que l’individu est personnellement capable d’accomplir.
9 Croyance qu’au lieu d’être responsable devant ses collègues ou l’opinion publique, le seul tribunal auquel il devra répondre sera celui de l’histoire.
10Croyance inébranlable que le jugement de ce tribunal lui sera favorable.
11 Perte de contact avec la réalité, souvent associée à un isolement progressif.
12 – Agitation, imprudence et impulsivité.
13  Tendance à accorder de l’importance à leur« vision », à leur choix, ce qui leur évite de prendre en considération les aspects pratiques ou d’évaluer les coûts et les conséquences.
14 – Incompétence « hubristique », lorsque les choses tournent mal parce qu’une confiance en soi excessive a conduit le leader à négliger les rouages habituels de la politique et du droit.

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Je vous laisse dénombrer, mais moi j'an ai relevé largement plus de 3, mais je ne veux pas vous influencer...