mardi 25 juillet 2017

FRANCE : ESCROQUERIE AUX PRESTATIONS, UN PUITS SANS FOND...

Un vaste réseau de fraude aux prestations sociales démantelé
Après un an d'enquête, le comité départemental anti-fraudes a stoppé un réseau de fraudes aux prestations sociales, près de Valenciennes. 

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© PHILIPPE HUGUEN/AFP figarofr

Près de 700 personnes ont profité des failles du statut d'autoentrepreneur pour profiter des aides.

Une vaste fraude aux prestations sociales de "personnes étrangères" profitant d'une faille dans le statut d'auto-entrepreneur dans les Hauts-de-France a été stoppée, après un an d'enquête, selon la préfecture du Nord. Le montant de cette fraude atteignait environ un million d'euros par mois pour la région, dont 500.000 euros uniquement autour de Denain, près de Valenciennes, où résidaient plus de la moitié des 1200 fraudeurs présumés, a indiqué le sous-préfet de Valenciennes, Thierry Devimeux, confirmant une première information de la Voix du Nord. Mais il ignore quand elle a été mise en place.
Plusieurs maires avaient alerté la préfecture du Nord après avoir remarqué que de nombreuses personnes étrangères, essentiellement de la communauté rom mais aussi des Espagnols, Italiens et Anglais, s'étaient installées autour de Denain, l'une des communes les plus pauvres de France, sous statut d'auto-entrepreneur. «La proportion d'auto-entrepreneur y était quatre fois supérieure à la moyenne du département!», s'exclame Thierry Devimeux.
Des titres de séjour également saisi

Les services de l'Etat ont ainsi découvert que ces personnes profitaient du fait que ce statut permettait d'ouvrir des prestations sociales plus facilement accessibles pour des étrangers. «Pour un étranger, l'accès aux prestations sociales est plus difficile que pour un Français car pour rester vivre dans notre pays, il ne faut pas être “une charge” pour l'Etat, c'est-à-dire avoir des ressources supérieures aux aides sociales perçues», explique le sous-préfet. 

Sauf que dans le cas d'un statut d'auto-entrepreneur, les ressources ne sont que «déclaratives». Un comité départemental anti-fraude (CODAF), réunissant les services de l'Etat, le procureur, la police et des organismes sociaux tels la CAF, l'Urssaf ou encore la CPAM, a été mise en place en juin 2016. Sur les 800 autoentrepreneurs installés autour de Denain, environ 750 ont vu leurs prestations annulées.


Les enquêteurs ont également saisi des titres de séjour (80 obligations de quitter le territoire français ont été prononcées) et arrêté des marchands de sommeil qui louaient plus d'une centaine de logements insalubres sur la commune de Denain. «Ce problème a fait tache d'huile ailleurs dans les Hauts-de-France mais aussi dans d'autres régions françaises et en Europe» poursuit Thierry Devimeux. Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Valenciennes.
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Tout ceci est proprement incroyable et scandaleux au moment ou l'on va chercher 5 euros dans la poche d'étudiants ou autres allocataires nécessiteux. Si encore ce n'était que ça, mais partout en France ce genre d'escroquerie est monnaie courante, la France fonctionnant désormais en mode "OPEN BAR"

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Près de 43 000 fraudes aux prestations sociales ont été détectées en 2016 par la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf). Ce montant de cette fraude s’élève à 275,4 millions d’euros, en hausse par rapport à 2015, a annoncé la Cnaf ce mercredi.
Autre exemple : Les policiers de la PJ de Seine-Saint-Denis avaient découvert qu'une association domiciliée à Aulnay aurait reçu, entre janvier 2014 et juin 2016, 678 000 € de subvention d'Etat, dont 170 000 € directement virés sur les comptes de huit membres de la famille et 80 000 € retirés en liquide. Plus de cent réquisitions bancaires ont été effectuées par les enquêteurs dont beaucoup sont encore en cours d'analyse, alors je vous pose la question ? L'arbre qui cache la forêt...Combien d'associations de toutes sortes vous font les poches en France ? 
Source : http://www.leparisien.fr/faits-divers/aulnay-sous-bois-de-nouveaux-soupcons-d-escroquerie-sur-les-proches-de-theo-28-04-2017-6897282.php
Autre exemple : C'était en 2013 et si vous croyez que ça c'est amélioré depuis, c'est que vous êtes bien naïfs... 
En 2013, Pôle emploi avait détecté plus de 100 millions d'euros de fraude sur l'ensemble de l'année. Si le rythme constaté à fin septembre se confirme, Pôle emploi pourrait déceler 120 millions d'euros de fraude cette année. Un record.
Le constat est accablant. Selon un rapport que s'est procuré le quotidien Le Monde, l'année 2014 pourrait être une année record concernant la fraude à Pôle emploi. Le bilan provisoire fait état d'un montant de 90 millions de fraude détectée par l'organisme à fin septembre 2014. Il faudra donc attendre encore 3 mois pour connaître les chiffres définitifs.
C'est au bas mot, plus d'un milliard et 1/2 de fraudes en tout genre qui sont détectées chaque année, mais ce qu'on ne vous dit pas, c'est le montant réel des sommes qui passent à travers les mailles du filet...et la ça donne le "vertige"...facile à comprendre quand on connaît le peu de moyens alloués à la chasse aux escrocs que ce soit en matière de prestations sociales ou d'évasion fiscale, le taux de détection toutes affaires confondues, ne devant guère dépasser 15%.
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La France est bonne fille. Elle accepte la polygamie et ne rechigne pas à verser des allocations familiales aux pères de familles très nombreuses. Plus besoin de travailler quand on « gagne » 6 157 euros non imposables auxquels s’ajoutent toutes sortes d’aides sociales.
Pas étonnant que les Français qui travaillent et ceux qui ont travaillé soient mécontents qu’on prétende toucher à leur droit à la retraite et leur pension de retraite.
Je l’ai déjà dit, l’immigration n’est pas seule responsable de la crise mais elle en occupe une part non négligeable. Surtout, elle est visible et pourrit la vie quotidienne de nombre de Français du fait du refus d’insertion et de respect des lois de la République.
Source : https://laconnectrice.wordpress.com/tag/allocations-familiales/

Je vous présente cet article édifiant du JDD publié pour la première fois en juin 2010 et actualisé le 6 mars 2013.


C'est l'histoire d'un homme qui avait 4 femmes et 46 enfants :


Avec ses quatre femmes et ses 46 enfants, Adama (1) était un homme heureux. Ce quinquagénaire, capable de réciter dans l’ordre les prénoms de sa descendance, régnait sur son pavillon de banlieue. Entre les cinq chambres de la maison, "la vie s’organisait comme elle pouvait" , confie-t-il au téléphone. 
D’abord agent d’entretien, il a cessé de travailler quand le montant des allocations familiales est devenu suffisant pour nourrir son monde (2). Dans le village du nord du Mali où il a grandi, on parle de sa réussite avec admiration. Il voudrait que ça continue. Il n’a donc pas donné d’écho particulier au bouleversement qu’il vient de connaître : deux de ses femmes ont déménagé, une troisième songe à les imiter. Elles sont engagées dans une « décohabitation« , le terme administratif qui désigne la sortie de la polygamie.
"Il nous a fallu dix ans pour en arriver là" , raconte Fanta Sangaré, énergique présidente de l’Association des femmes relais de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Sa première rencontre avec Adama a eu lieu à la demande des services sociaux. Avec les autres ménages polygames qu’elle accompagne, le point de départ fut comparable: des enfants attirent l’attention d’une assistante sociale ou d’un enseignant ; mais leurs parents fuient les institutions et ont toutes les peines du monde à parler français. Difficile de les aider.
Il se trouve que tous sont originaires du Mali. Fanta Sangaré aussi. L’ancienne institutrice de brousse comprend les digressions en soninké, les confidences en bambara. Elle discute, apprivoise. Entend la fierté du mari, les disputes des coépouses, la fatigue des enfants. Les réveils à pas d’heure pour prendre une douche avant l’école. Le ballon d’eau chaude toujours vide. La queue devant la porte des WC. Les repas pris chacun son tour. Les devoirs faits dans la cage d’escalier. Les lits partagés. Le bruit permanent. L’absence d’intimité. Fanta Sangaré écoute ces histoires qui se ressemblent toutes. Puis elle rappelle la règle de la République : la nécessité de rompre avec la polygamie pour obtenir un renouvellement des titres de séjour. Effroyable perspective pour ceux auxquels on a toujours enseigné que cette tradition était un idéal d’organisation sociale doublé d’une exigence divine. Il s’agit de mariages traditionnels arrangés, célébrés un été « au pays », où l’amour ne s’est pas toujours installé, mais tout de même: « Quitter son mari est impur« , rabâchent les femmes. « Dieu n’a pas demandé que vos enfants soient entassés à vingt dans une même chambre« , réplique alors Fanta Sangaré.
Semaine après semaine, l’idée fait son chemin, jusqu’au jour où les femmes s’approprient le désir d’avoir leur propre logement. En signe de bonne foi, elles doivent le chercher dans une autre commune. Les mains retenant son voile noir et violet, Aminata raconte les trois années de démarches qui lui ont été nécessaires pour régulariser sa situation. Elle a quitté La Courneuve pour Bobigny avec ses quatre plus jeunes enfants. 
Lorsqu’une épouse part, la honte s’abat sur son mari. "Sa femme a volé son pantalon, maintenant il porte le pagne !" , entend-il dans son dos. Adama préfère ne pas y penser. Il prend désormais le RER pour honorer les mères de ses enfants. Une décohabitation hypocrite ? « Bien sûr, admet Fanta Sangaré. On nous reproche aussi de créer des familles monoparentales. Mais si ça aide les enfants à s’épanouir et les femmes à devenir autonomes, ça vaut le coup.« 
Ces femmes, en effet, n’ont jamais vécu seules, n’ont jamais eu d’emploi ni géré de budget. Elles ne savent pas se servir d’une carte bancaire ni remplir un chèque. C’est leur mari qui touchait les allocations familiales, payait les factures et faisait les courses. "Elles ont toujours été infantilisées" , insiste Fanta Sangaré. « C’était très compliqué au début de vivre chez moi », confirme Salli, jeune maman de huit enfants. Elle a laissé son mari à sa coépouse et est devenue femme de ménage. Pour être tout à fait « comme les autres », elle essaye de perfectionner sa maîtrise du français. Les mystérieux « couvre-lit », « hippocampe » et « igloo » qu’elle découvre au cours d’alphabétisation lui donnent l’impression d’être encore loin du but. Mais ses amies lui connaissent un nouveau sourire.
(1) Les prénoms ont été modifiés.
(2) La Caisse d’allocations familiales verse 441,48 € par mois pour quatre enfants de moins de 20 ans, plus 158,78 € pour chaque enfant supplémentaire. Soit 1.394 € pour 10 enfants, 2.981 € pour 20 enfants, 4.569 € pour 30 enfants, 6.157 € pour 40 enfants. Sans compter d’éventuelles aides au logement.
Mathieu Deslandes – Le Journal du Dimanche