ET SI NOUS CONSOMMIONS INTELLIGENT ?

Le texte qui suit s'adresse à tous ceux qui pense qu'aujourd'hui leur droit de vote ne sert (presque) à rien, que la simple action de voter ne transforme plus le quotidien autrement qu'en un immuable avenir "incertain".
Les bases du contrat social qui organise la délégation de notre pouvoir individuel à un petit groupe de dirigeants est vieux de plus de deux siècles. Ce délai n'est-il déjà pas assez long pour tirer les conclusions évidentes qui s'imposent à nous désormais ? Le pouvoir de changer l'organisation de notre société, ce pouvoir issue de la multitude, est manifestement confisqué, toutes les alternatives rendues impossibles. Elles sont devenues impossibles par le verrouillage du système.
L'exemple de la construction européenne est la parfaite illustration de ce procédé qui contraint les citoyens à n'exister que dans un cadre mental précontraint où règne la loi des marchés. Je ne cherche pas à rentrer ici dans le détail des mécanismes de confiscation et d'interdits qui règne dans notre société moderne (peut être juste l'exemple du référendum français sur la constitution européenne et des suites qui ont été données, s'asseyant au passage sur le vote populaire...). Chacun à pu constater cette expérience. 
Enserré dans ce carcan, dans ce corset trop serré, l'individu ne peut et ne doit exister que sous l'angle du marché. Il est passé du statut de citoyen libre, à celui de consommateur, au pire à celui de marchandise. Notre système nous prive et nous priveras petit à petit de nos droits ne nous laissant comme unique liberté que celle de consommer. 
On pourra nous priver de nos libertés individuelles au motif d’accroître notre sécurité, on pourra sacrifier nos acquis sociaux (lois travail, SNCF...) sur l'autel de la rigueur budgétaire, mais on nous laissera consommer. C'est d'ailleurs la seule chose que l'on nous pousse à faire de façon à sustenter l'ogre de la croissance, de la production et de la fièvre du capital investi.
Partant de ce constat simple, caricatural pour certain, il est de notre devoir de penser aux mécanismes de défense que l'homme libre doit mettre en place pour se protéger d'une dérive morale et éthique qui ne conduirait qu'aux larmes et au sang.
Comment faire de la politique aujourd'hui dans un monde de cooptation, où les barrières et les résistances sont si fortes qu'il devient impossible d'exercer une responsabilité sans être issu du sérail ou inféodé totalement au système (En marche en étant l'exemple le plus vivant de zombies, obéissant aux ordres venu d'en haut...). 
Les règles de majorité, les questions d'âge ne sont rien au regard du poids des appareils politiques, au moule académique dont il faut être la digne réplique ; mais tout ceci n'est encore rien comparé à la puissance de l'argent. Les sphères d'influences médiatiques et politiques convergent vers la production du parfait "candidat", qui servira les intérêts personnels, de ceux qui l'auront porté au pouvoir (Macron...).
Il ne reste donc qu'une sphère d'action, agir directement sur le marché, s'en servir et l'utiliser non à des fins de profits immédiats mais bien dans un esprit de lutte et de défense. C'est ce que l'on pourra appeler faire ''la guérilla de consommation''.
Chaque fois que chacun de nous achète un produit, il opère un choix, un choix entre une multitude d'objets où se perdent les marques, les formes et les couleurs. Le marché raisonne sur des principe erronés de concurrence pure et parfaite et de libre choix des individus (en fait des consommateurs) pris individuellement. 
C'est dans la croyance à cette idée de l'individualité de l'acte de d'achat qu'on vous laissera comme ultime liberté l'acte de consommation, pensant de toute façon que le marché omniprésent et omniscient pourra tolérer, juguler et tirer profit de cette liberté.
Cette liberté il faut l'utiliser, s'en servir pour montrer au marché que l'action collective peut influencer le marché, le monde capitaliste et son organisation politique. 
Abandonnons tout de suite l'idée du boycott ciblé, interdit par les lois prévues à cet effet : 
Deux fondements juridiques permettent de poursuivre des appels au boycott: la loi de 1881 sur la presse qui punit d’un an d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende la provocation publique à la discrimination et le code pénal (article 225-2) qui précise qu’«entraver l’exercice normal d’une activité économique quelconque» est bien une discrimination.
De même, oublions l'idée de recours à la grève : Il faut ici s'arrêter sur le fait que ce pouvoir d'action, sauf exception concernant la main mise des syndicats sur des entreprises publics, est désormais voué à l'échec, on l'a vu à maintes occasions, avec même un Président Hollande, juché sur la camionnette des syndicats, promettant tout et son contraire, pour au final, oublier toutes ses promesses.  
Venons en donc à l'essentiel, chaque fois que l'on consomme, on choisi qui on fait travailler et quel actionnaire ou pourvoyeur de capital on favorise. C'est ici que se dessine tous les enjeux de la société : la production nationale et nos propres emplois, le respect de la nature, des droits fondamentaux et syndicaux, le rapport entre les pays riches et pauvres.
Nous devons mentalement et individuellement "grandir" notre acte de consommation. Il doit être réfléchi. Il est temps de parvenir à l'âge adulte des "consommateurs que nous sommes", être simplement responsable.
Aujourd'hui la finance mondiale et l'actionnariat fantôme, conduisent le capitalisme à agir de la même façon qu'un virus destructeur qui se moque de savoir s'il tuera l'être vivant qui l'abrite et lui permet de vivre. Le même raisonnement qui s'applique ici aux emplois et aux délocalisations se transpose naturellement à la sur-exploitation de la planète et la mise en danger de l'équilibre naturel. Il faut donc se pencher sur les moyens de briser le capitalisme aveugle ; et comme je l'ai annoncé au départ, il n'est nul secours à attendre des états et des politiques qui ne font que servir le système.
Une autre forme d'action est possible, celle ci plus rapide, plus efficace ou il suffit de se prendre en main, d'abord individuellement, pour ensuite étendre la toile d'araignée sur tout le processus capitalistique. J'entends par la, faire la grève du porte-monnaies ou pendant une période donnée et à titre d'avertissement, tout un chacun, "librement", décidera de n'acheter que le strict nécessaire comme l'alimentaire. 
Plus de cinéma, plus de passage à la librairie, au bistrot du coin pour boire son petit café, plus de restaurant, plus de voyages, plus d’achat coup de coeur, que ce soit en dure ou sur la toile, bref, vous l'avez compris, la grève totale de tout ce qui fait vivre le système. 
Rien, Nada... Combien de temps croyez vous que nos "gouvernants" tiendront avant de s'asseoir à la table des négociations avec les associations de consommateurs ? Et si le temps donné ne suffit pas et bien la "grève illimitée du porte-monnaies" les attendras...
Le consommateur à tout le temps, les actionnaires beaucoup moins...
Les gens sont finalement très égoïstes, ceux qui se portent bien, ne pensant jamais à ceux qui souffrent, pourtant un jour ils risquent bien d'être les Dindons du système et se retrouver à leur tour, à devoir mendier leur subsistance...  
L'union fait la force des travailleurs, la désunion le jeu des élites, trop content de voir la moitié des français jalouser l'autre moitié (Les privilégiés de la SNCF par exemple, montrés du doigt en oubliant que les mêmes qui les désignent à la vindicte populaire, se gavent sur le dos de la Princesse France...).
Un exemple simple : Si les 14 millions de retraités se tiennent solidaires de ceux qui subissent injustement la CSG, et décident de faire la grève du porte-monnaies, je peux vous dire que la haut ils vont la sentir passer (la CSG), et ne mettront pas longtemps à faire machine arrière, devant le vent de panique qui seouera le sérail...
Ne les laissons plus nous tirer vers le bas, ne les laissons plus abolir, ce que nos parents et grands parents ont acquis après bien des combats sociaux, souvent au prix de leur vie, pour que leurs petits cons de descendants, puissent se balader librement avec un casque à musique sur la tête. 
Non, ne les laissons plus nous réduire à l'état d'esclave.
Article remanié par mes soins à partir de : La grève de la consommation : pour une action politique du quotidien 11 NOV. 2010 PAR GBOURLIER, merci à lui.

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