MONDE : LES MAFIAS COMME SYSTÈME POLITIQUE....

Avertissement !

Ce blog est réservé à un public averti des choses de ce monde, si vous avez l'habitude que l'on vous raconte de jolis histoires sur BFMTV ou la plupart des grands médias français, ce blog n'est pas pour vous, mieux vaudra alors passer votre chemin, car vous n'aimerez pas ce que vous y lirez. Maintenant, si vous souhaitez connaître quelques vérités, certes dérangeantes, mais bien réelles, alors vous êtes les bienvenues...

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Élevons notre niveau de conscience 
pour un monde meilleur !

Les outils de la sociologie économique permettent de mesurer le rôle crucial des intermédiaires nécessaires entre les entreprises et les « mafias » hyperpuissantes dans les pays les plus dynamiques de la planète. 


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« Bloody but booming » (1). C’est le titre choc d’un long article du Financial Times (2) consacré au Mexique, l’un des pays les plus dynamiques de la planète tant par la croissance économique que par le nombre d’homicides par balles. Le Mexique est le pays de Carlos Slim, l’homme le plus riche de la planète et de El Chapò Guzmàn, le mafieux le plus puissant du globe avant d'être arrêté et d'être aussitôt remplacé. La Mafia ne dormant jamais que d''un œil.

Les zones les plus dynamiques du monde sont confrontées à cette coexistence entre vertu et vice, légal et illégal : le Brésil et ses cartels, la Russie et ses « bratva » et certains oligarques, le Japon où les Yakusas contrôlent une part essentielle de l’immobilier et de la finance, la Chine et ses Triades. Dans tous ces pays, les responsables se comportent comme Tao Siju, ministre de la Sécurité publique chinois, qui déclare, en 1995 :


 « Les membres des Triades, s’ils assurent la prospérité de Hong Kong, nous devons les respecter », déclare Tao Siju, en 1995.

Alors, les entreprises, pragmatiques, se demandent : comment travailler dans ces zones « booming » et « bloody » ? Elles connaissent la réponse : il faut traiter avec ces « mafias » pour conclure avec elles ce que l’on n’ose appeler un « gentlemen agreement’s ». Mais comment ? Ce géant de la chimie allemand du XIXème siècle souhaitait, raconte Salvatore Lupo, dans son livre classique « Histoire de la mafia » (3), implanter une usine en Sicile. 

Il a délégué un de ses cadres pour négocier avec la Mafia. Ces intermédiaires se sont multipliés pour répondre à l’expansion des entreprises dans les pays « bloody but booming ». Une chape de plomb, plane sur eux, alors qu’ils jouent pourtant un rôle essentiel.

Pour décrire cela, nous devons nous plonger dans les travaux de Mark Granovetter (4), l’un des pionniers de la sociologie économique. Il s’est intéressé à la force des liens interpersonnels, comme ceux noués par un intermédiaire. 

Le chercheur a mis en évidence le concept de lien faible. Ceux-ci sont des liens de simples connaissances. S’ils sont diversifiés, ils servent de « pont » entre deux communautés. 

Ici, un intermédiaire sert de « pont » entre une entreprise et une « mafia ». Granovetter parle de force des liens faibles car, d’une part, c’est seulement quant il passe par un lien faible qu’un message atteint un plus grand nombre de personnes et parcourt une distance sociale plus importante. D’autre part, le « pont » constitue la seule route par laquelle une information ou une influence peut passer d’une communauté à une autre.

Ainsi, ces intermédiaires occupent une position de force. Jusqu’à une période récente, pour tenir ce rôle central, les entreprises recrutaient des spécialistes des zones obscures, souvent anciens des services de renseignement. Alors, le vice était tenu éloigné de la vertu. 

Aujourd’hui, nombre d’affaires montrent que les intermédiaires proviennent de plus en plus de zones grises, proches des « mafias ».

Le « pont » devient alors le vecteur de l’interpénétration de l’illégal par le légal. 

Interpénétration économique, bien sûr, le « pont » devient le tuyau par lequel transitent les flux financiers criminels dans le capital des entreprises. Interpénétration psychologique, surtout. Le « pont » transmet un message : les méthodes criminelles sont les plus « efficaces » dans le monde des affaires pour leurs brutales efficacités. Faute de contrôler ces intermédiaires, les entreprises pourraient y laisser leurs corps à défaut de leur âme.

Pascal Junghans

Bibliographie :

1. « Sanglant mais en forte croissance économique ».

2. 21 juin 2012.

3. Histoire de la mafia des origines à nos jours, Flammarion, collection Champs histoire, 2009.

4. The Strength of Weak Ties, Mark S. Granovetter, American Journal of Sociology, Vol. 78, No. 6 (May, 1973), pp. 1360-1380


Pascal Junghans

  Responsable des enseignements de stratégie au sein du master ISMGA de l’Université de technologie de Troyes, chercheur au CEREGE (CNRS EA 1722). Docteur en sciences de gestion, il est expert en intelligence économique, criminalité économique et traitement de l’information. Il est créateur et directeur de EP Prospective, un département d’Entreprise & […]

Donald Trump face au monde entier !

Les "merdias" du monde entier tombent sur Donald Trump a bras raccourcis, sur sa politique migratoire et particulièrement sur celle liée au Mexique. Mais aucun de ces abrutis, ne se posent la question, de savoir pourquoi les habitants d'un des Pays les plus riches de la Planète, veulent risquer leur vie pour franchir la frontière Mexicaine ?

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Franchement de vous à moi ? Est-ce la faute de Donald Trump, si le Mexique est devenu le Pays, ou se produit le plus grand nombre de crimes au quotidien ? et ou la pauvreté atteint à certains endroits des sommets, obligeant les populations à fuir, ces mêmes populations, ayant définitivement perdu la caractère sacré de la révolution et avec elle, "tout amour propre" qui fonde les peuples...

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Alors si ces mêmes peuples sont devenu "veules", au point d'être incapables de se révolter contre leurs élites mafieuses et contre l'injustice dont ils sont pourtant victimes, est-ce la faute à Donald Trump ? lequel ne veut pas qu'une telle abomination se produise sur son territoire.

Petit rappel historique  :

Le Mexique a perdu la guerre contre ses cartels de la drogue : Les narcotrafiquants mexicains sont devenus les plus importants fournisseurs d'héroïne, de métamphétamines, de cocaïne, ainsi que de Fentanyl, un opioïde synthétique plus puissant que l'héroïne, du continent nord-américain. 
La cocaïne, produite en Bolivie, en Colombie et au Pérou, transite également, en toute sécurité, par le Mexique. Les dizaines de milliards de dollars que cela rapporte aux cartels, chaque année, leur ouvrent toutes les portes au nord et au sud du Rio Grande, le fleuve-frontière entre le Mexique et les Etats-Unis.
Le plus grand cartel actuel reste Sinaloa, l'organisation « historique », anciennement dirigée par le célèbre "El Chapo" Guzman, arrêté et extradé aux États-Unis. 
L'organisation conserve des réseaux internationaux puissants. Les autres cartels sont celui de Jalisco , le challenger qui monte, Juarez, le cartel rival de longue date de Sinaloa, basé dans l'état central de Chihuahua, à la frontière du Nouveau-Mexique et du Texas, le cartel de Tamaulipas, celui de Los Zetas ou l'Organisation Beltran-Leyva. De tous ces cartels peuvent sortir de nouveaux dirigeants plus ambitieux, plus cruels, prêts à paver de cadavres leur ascension vers le pouvoir. 

Les cartels ont arrosé les juges, la police, les politiciens et les fonctionnaires pour neutraliser toutes les mesures officielles décidées par les gouvernements successifs à leur encontre. Rien n'a marché. Dès la fin des années 80, les gangs mexicains ont pu remplacer les gangs antillais, sévèrement touchés par les opérations de police, pour introduire la cocaïne colombienne aux Etats-Unis.

Le président Calderon avait déclaré la guerre aux cartels en 2006. Au cours de ses six ans de mandat, il a fait appel à l'armée pour remplacer les forces de police locales corrompues. Vingt-cinq des trente-sept chefs de gangs les plus recherchés au Mexique ont été neutralisés. Mais cette stratégie n'a fait que faire muter les organisations de trafiquants. Elles se sont multipliées, émiettées, sont devenues plus difficiles à identifier. Les rivalités entre ces nouveaux gangs se sont traduites par une violence accrue dans la rue. Les organisations criminelles ayant recours aux enlèvements pour compléter leurs revenus, une centaine de maires a été tuée en seulement dix ans, de 2006 à 2016.
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Le président Pena Nieto, qui a pris ses fonctions en 2012, n'a eu d'autre choix que de continuer à recourir à l'armée mexicaine, faute de pouvoir purger les forces de police. Quarante-trois étudiants (ci-dessus) ont disparu dans la Ville d'Iguala, en 2014, dans l'état de Guerrero. C'était la police locale, elle-même, qui les avait livrés aux trafiquants de drogue, sur l'ordre du maire corrompu par le gang ! 

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Le scandale, mettant en lumière la corruption généralisée des politiques et des policiers, a déclenché des manifestations dans tout le pays. Les paysans ont mis en place des milices d'auto-défense, les Todefensas (ci-dessus), pour faire le travail à la place de la police en rétablissant l'ordre dans les villes. Ces milices sont devenues irremplaçables dans plusieurs états, comme le Guerrero, le Oaxaca ou le Michoacan. Mais leur glissement vers le crime organisé inquiète les observateurs.

Les États-Unis, comme à leur habitude, ont beaucoup communiqué sur leurs actions, dépensant des millions de dollars dans des programmes plus inefficaces les uns que les autres. Ils ont envoyé des drones et des agents de la CIA pour former une police fédérale mexicaine hautement corruptible... 

Maintenant, avec le président Donald Trump, ils vont recourir à leur tactique habituelle : le repli. Ayant fait de l'immigration et de la sécurité frontalière sa priorité, Donald Trump va arrêter de dépenser l'argent de ses contribuables, mettre en place une frontière de plus en plus hermétique, laissant le Mexique et les Mexicains se débrouiller entre eux. C'est bien, d 'ailleurs, la meilleure chose qui puisse arriver au Mexique. 
Le gang le plus dangereux de la planète trouve ses racines en 
Amérique latine, Trump a jeté toutes ses forces dans la bataille, 
il n'est pas dit qu'il l'emporte, mais il n'est pas dit non plus qu'il
 perde cette bataille...  

1 - Mara Salvatrucha ou MS–13

En biologie, la Marabunta est un déplacement impressionnant de fourmis capables de traverser les rivières et de dévorer de petits animaux en quelques secondes. Organisées en une bande solidaire, elles ne laissent rien derrière leur passage. Ce mot désigne également une fourmi rouge tueuse, parfois mangeuse d'hommes, aux mandibules empoisonnées, laissant ses victimes paralysées et dans d'affreuses souffrances. Ces deux phénomènes résument assez bien les actions des membres de la Mara Salvatrucha.
Créé à Los Angeles dans les années 80 par des Salvadoriens partis aux États-Unis, ce gang a rapidement commencé à recruter de nouveaux membres dans les pays d'Amérique latine, dont le Salvador, les Honduras, le Guatemala et le Mexique. 
Comptant entre 50 000 et 80 000 membres à travers le monde, il a pour activités principales le trafic humain, le trafic d'armes, de drogue, la contrebande, le blanchiment d'argent et la prostitution (de femmes adultes et d'enfants)
Les Maras sont soupçonnés de centaines de meurtres, de jouer le rôle de passeurs à la frontière américano-mexicaine, de kidnappings et d'extorsions, aussi bien derrière les barreaux qu'à l'air libre. Les femmes qui souhaitent entrer dans le gang, doivent acceptées d'être violées par plusieurs hommes, quand aux hommes ils auront à supporter les coups jusqu'à évanouissement. Une fois rentré dans l'organisation, il est impossible d'en sortir vivant. 
Résultat de recherche d'images pour "Mara Salvatrucha ou MS–13"Satan lui même dit-on, se méfie de ces "ersatz d'êtres humains", sortis tout droit des portes de l'enfer, avant que Satan lui même, en ait pris possession...
Vous ne pouvez-pas comprendre ce a quoi Donald Trump est confronté, ses prédécesseurs n'ayant jamais osé s'attaquer à ce phénomène, vous ne pouvez pas comprendre le combat "messianique" que mène Donald Trump, si vous ne vous plongez pass dans la réalité quotidienne, de ceux qui veulent transformer le monde en un immense chaudron de laves, ou seule la loi du plus fort prévaudra. 
Le Mexique il faut le savoir, est le Pays le plus gangrené de la planète, rien ne se fait, ne se construit, ne se chuchote même simplement, sans l'aval des Mafias locales. Du plus petit fonctionnaire au plus hautes autorités du Pays, tous sont corrompus. 
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Le Mexique est définitivement perdu, sa purification ne pouvant passer que par les "anges exterminateurs" et comme pour le moment Dieu s'est éloigné du genre humain, ce n'est pas demain la veille que cela arrivera.
Donald Trump ne pouvant envahir le Mexique, il n'a d'autres choix que de l'abandonner à son triste sort en fermant ses frontières, pour éviter la contagion inexorable des Etats-Unis. 
Si Donald Trump ne finit pas son mandat pour X raisons, cela sonnera comme les trompettes de Jéricho dans tout le Mexique, les démocrates américains, étant bien incapables d'endiguer la Mafia Mexicaine, avec qui ils fricotent d'ailleurs, laquelle prendra alors possession de ce qu'elle convoite depuis des décennies...Et il en sera alors fini du rêve américain...
A bon entendeur !
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On peut se moquer de Donald Trump, mais une chose
 est quasi certaine, il ira jusqu'au bout, pour que "l'Amérique, 
jamais ne sombre", quitte à y laisser la vie ! C'est toute la
 différence entre un Président élu avec ferveur et un Président
 élu par la finance internationale...
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Élevons notre niveau de conscience pour un 
monde meilleur !

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