FIFI LES BONS TUYAUX

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FIFI LES BONS TUYAUX : Le p'tit prono de Fifi, lundi 23 février 2026 à Auteuil (5-13-2-3-9-15-11-16)

NICOLAS MADURO : LES LEÇONS DE L'HISTOIRE...

Qui est Nicolás Maduro ?




Nicolás Maduro est un syndicaliste qui s’est battu aux côtés d’Hugo Chávez. Il est devenu président parce que les médecins cubains de Chávez ont assuré qu’il l’avait désigné comme successeur. Il était alors vice-président, représentant un courant de son parti. Il n’y a aucun témoin de cette scène. Mais les « chávistes » ne se sont pas permis de contester Cuba, la référence des révolutionnaires. Ils ont obéi et l’ont élu. Bien que n’étant pas une personnalité charismatique, il s’est montré efficace dans de nombreux domaines, y compris en matière de tactique de maintien de l’ordre.

Pourtant son pays s’est enfoncé dans la crise. Il a laissé les installations pétrolières en ruines et n’a rien fait pour les relever. Les prix n’ont cessé de grimper. l’inflation atteignant 130 000 % en 2018. Il est devenu difficile de se nourrir. Des millions de Vénézuéliens ont émigré, sinon fuit, leur pays. Certains sont revenus par la suite, mais la majorité est restée à l’étranger. 

Nicolás Maduro a instauré un régime policier, éditant des papiers d’identité, les Carnet de la Patrie, liant l’octroi d’aides sociales à l’appartenance politique. Les années 2017-2019 ont été marquées par une répression brutale du terrorisme intérieur. Les forces de l’ordre ont pratiqué la torture.

En 2020, sous la première présidence Trump, Nicolás Maduro a été inculpé aux États-Unis pour narco-terrorisme

Nous ne ne savons pas grand-chose de l’opération Absolute Resolve (Détermination absolue) des États-Unis. Nous ne connaissons que par ce qu’ils veulent bien nous en dire, sans moyen de vérification.

Ce que nous avons, c’est qu’ils ont organisé une gigantesque coupure d’électricité et le bombardement de sept centres militaires dans la capitale ou à proximité, tandis qu’une équipe aéroportée s’est introduite dans la résidence présidentielle et a arrêté au saut du lit Nicolás Maduro et son épouse, l’avocate Cilia Flores, ancienne présidente de l’Assemblée nationale.

Les seuls tirs rapportés ont opposé la garde présidentielle aux commandos états-uniens. Une garde exclusivement composée de Cubains. Les forces vénézuéliennes, quant à elles, n’ont opposé aucune résistance, laissant penser que l’armée était de connivence avec l’attaque états-unienne.

En aucun cas, il ne s’agissait d’une invasion du Venezuela, ni d’un changement de régime.

Les États-Unis ont-ils violé le droit international ?


La plupart des commentateurs assurent que les États-Unis ont violé le droit international. C’est un abus de langage. Le droit international n’est pas un code juridique. Il n’a pas de règle universelle. Il n’a ni police, ni tribunaux, ni prisons. C’est une série d’engagements qui ne tiennent que ceux qui y souscrivent.

Or, pour les États-Unis — comme pour l’Union européenne —, c’est Edmundo González Urrutia et non pas Nicolás Maduro Moros qui a été élu en 2024. Cette élection a été très contestée, non sans raisons.

Si d’un point de vue vénézuélien, les États-Unis ont enlevé leur président élu, d’un point de vue états-unien, Washington s’est contenté d’enlever un narco-trafiquant, qui plus est usurpateur de la présidence.

Il n’y a donc pas de violation du droit international, mais un conflit entre deux points de vue.

Qui est Delcy Rodríguez ?


La vice-présidente Delcy Rodríguez Gómez est la fille du leader révolutionnaire Jorge Antonio Rodríguez, torturé à mort par la police vénézuélienne en 1976. Très proche d’Hugo Chávez, elle travaille avec lui au sein de son gouvernement, exerçant des fonctions au sein des services de Renseignement et du secrétariat du gouvernement. En 2002, le président Hugo Chávez l’avait envoyée en Europe, notamment pour me rencontrer. C’est à ce moment-là que j’ai fait sa connaissance et que j’ai pu l’apprécier.

Son frère, Jorge Rodríguez Gómez, a été vice-président sous Chávez, il est aujourd’hui président de l’Assemblée nationale.

Delcy Rodríguez est entrée en conflit, dans les années 2020, avec le vice-président Syro-Vénézuélien Tareck el-Aissami, qui avait été inculpé par les États-Unis en même temps que Nicolás Maduro. 

El-Aissami a été accusé de corruption par les États-Unis pour avoir fourni des passeports à des militants du Hezbollah libanais et à des personnalités syriennes, dont le président Bachar el-Assad et des membres de sa famille. Il a finalement démissionné en 2023 et a été arrêté en 2024 par le procureur Tarek William Saab, frère de l’ambassadeur vénézuélien à Damas. La justice vénézuélienne lui reproche d’avoir organisé un réseau de fonctionnaires pour détourner de l’argent public afin de financer des campagnes électorales. Il n’a jamais été question d’enrichissement personnel.

Lors de l’enlèvement de Nicolás Maduro, Delcy Rodríguez a immédiatement été pressentie comme présidente par intérim.

Durant la crise avec Tareck el-Aissami, elle s’était affrontée à Diosdado Cabello, également inculpé aux États-Unis, en 2020, avec Nicolás Maduro. Cabello est l’homme fort du chávisme. C’est lui qui aurait succédé à Hugo Chávez s’il n’y avait pas eu le témoignage de ses médecins cubains.

Assiste-ton au retour des Empires ?


La plupart des commentateurs glosent sur un possible retour des Empires. Selon eux, Donald Trump vient d’envahir le Venezuela comme Vladimir Poutine a envahi l’Ukraine et Xi Jinping va le faire à Taïwan. C’est ne rien comprendre à ce qui se passe : le président Trump n’a pas envahi le Venezuela, mais en a extrait un narco-trafiquant, le président Poutine n’a pas envahi l’Ukraine, mais appliqué les accords de Minsk et la résolution 2202 du Conseil de sécurité, quant au président Xi, il s’est engagé à ne jamais envahir Taïwan si celle-ci ne proclame pas son indépendance.

Il s’agit bien d’une nouvelle période historique, de la création d’un monde multipolaire, pas d’une résurgence des Empires. Or, la multipolarité suppose le rétablissement du droit international et donc l’abolition des règles internationales imposées, durant la Guerre froide et après la dissolution de l’URSS, par les États-Unis et le G7. 

Source : Article remanié par Jackturf tiré de  l'article original de Thierry Messan : https://www.voltairenet.org/article223456.html

Note de Jackturf : Le droit international évolue constamment, la preuve étant, qu'avant le procès Nuremberg, les chefs d' États bénéficiaient de l'immunité totale, ce qui n'est plus le cas de nos jours. En fait nos ''élites'' jouent avec le droit, selon leurs intérêts du moment. Alors aller reprocher à Donald Trump d'avoir tordu le cou à ce droit dévoyé, est un peu fort de café, d'autant que Nicolas Maduro est un ''criminel'', responsable de milliers de morts, lors de manifestations, réprimées durement dans le sang, sans compter les milliers de prisonniers morts sous la torture et les huit millions d'exilés (un tiers de la population initiale). Alors, je veux bien que Donald Trump, soit un voyou (je ne suis pas naïf...), mais entre un délinquant en col blanc et un "Dictateur sanguinaire", je n'hésite pas une seconde...Que tous les gauchistes de la planète, veuillent soutenir Nicolas Maduro, ne m'étonne pas une seconde, ce sont des "décérébrés" qui ne rêvent que d'une chose, prendre le pouvoir, pour imposer leur idéologie mortifère...France prend garde, le danger te guette...

Note : En juillet 2024, Nicolas Maduro remporte l'élection présidentielle avec 51,20 % des suffrages exprimés selon les résultats officiels et est réélu pour un troisième mandat de six ans. Mais l'opposition, l'Union européenne, les États-Unis et d'autres pays dénoncent des fraudes électorales massives et un scrutin truqué ; l'opposition vénézuélienne accuse le pouvoir d'avoir mené une campagne d'intimidation. Moralité, ce pouvoir était totalement illégitime, donc Donald Trump était parfaitement dans son droit, n'en déplaise à Mélenchon et toute sa clique d'Huluberlus, qui ne rêvent que de vous asservir tout en mangeant dans des plats dorés...A bon entendeur... 

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