La moitié des bénéficiaires étrangers de l'aide sociale en Espagne sont marocains.
Les Marocains représentent un quart du nombre total de demandeurs d'indemnisation en Espagne.
Près de la moitié des ressortissants étrangers qui perçoivent le revenu minimum vital espagnol (IMV) sont marocains, selon des chiffres inédits obtenus par The Objective suite à une demande de transparence.
L'Institut national de sécurité sociale a recensé 139 446 bénéficiaires étrangers de cette prestation, dont 69 517 ressortissants marocains. Les étrangers représentent ainsi environ la moitié des quelque 280 000 bénéficiaires enregistrés, tandis que les Marocains constituent près de 50 % du total des bénéficiaires étrangers.
Ces chiffres fournissent la première ventilation officielle par nationalité des bénéficiaires étrangers de l'IMV. Les statistiques publiques précédentes ne faisaient la distinction qu'entre les demandeurs espagnols et étrangers, sans préciser leur pays d'origine.
Les Roumains formaient le deuxième groupe étranger le plus important, avec 15 262 bénéficiaires, suivis des Ukrainiens avec 4 612. Les Colombiens représentaient 3 549 bénéficiaires, les Algériens 3 362, les Italiens 3 043 et les Bulgares 2 826.
Parmi les autres bénéficiaires figuraient des ressortissants portugais, pakistanais, vénézuéliens, brésiliens et nigérians. Au total, plus de 100 nationalités étaient représentées, auxquelles s'ajoutaient 215 personnes classées dans la catégorie « autres nationalités » et 175 apatrides.
Les données ne prennent en compte que le bénéficiaire enregistré dans chaque foyer, et non chaque membre de la famille recevant l'aide. Le nombre réel de personnes bénéficiant du programme est donc plus élevé.
Ces totaux excluent également le Pays basque et la Navarre, qui gèrent le revenu minimum vital de manière indépendante dans le cadre de leurs dispositifs fiscaux spécifiques.
Les données de la sécurité sociale indiquent également qu'environ 70 % des Marocaines en âge de travailler ne contribuent pas formellement au système d'emploi espagnol, ce qui reflète un taux de participation au marché du travail particulièrement faible au sein de ce groupe.
La publication de ces chiffres intervient à un moment politiquement délicat, compte tenu de l'afflux largement médiatisé de migrants en provenance de ce pays arabe vers l'enclave espagnole de Ceuta.
On estime à plus de 50 000 le nombre de Marocains entrés illégalement dans la ville autonome au cours de la semaine écoulée, et le nombre de ceux qui ont été renvoyés depuis fait l'objet de vives controverses.
Source : https://rmx.news/article/half-of-foreign-welfare-recipients-in-spain-are-moroccan/