PARIS HIPPIQUES : LE SOULÈVEMENT DES MACHINES...

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Les baisses de cotes !

Vous avez pu voir récemment dans un quinté à Cagnes la cote d'un cheval (le 1) chuter de 10 points, c'est assez rare pour comprendre que quelque chose c'est passé sur le champ de course. En général 1 point = 1000 euros sur le champ de course, par contre sur le "epmu" par exemple, 1 point = 100 euros, en sachant que 80 % des enjeux sont réalisé en "dur". Bref, le cheval n'a fini que 5ème...Pas de chance ? Pas si sur...Par exemple si je fais courir le bruit qu'il va gagner, en brandissant de faux tickets, il n'y a aucun doute que des dizaines de parieurs voir plus présent sur le champ de course, vont se précipiter à leur tour au guichet, faisant ainsi chuter "lourdement" la côte de ce 1, pour ainsi faire remonter de manière automatique la côte de "mon favori", que j'aurai joué bien entendu plein pot auparavant. Je suis toujours étonné que des parieurs se laissent encore prendre à ces pièges grossiers, mais enfin, tant qu'il y aura encore des nigauds pour jouer au bonneteau dans la rue, les escrocs auront encore de beaux jours devant eux...

Mais une autre hypothèse peut-être avancée, car dans la foulée "Equidia" le soir même, n'a pas manqué de relever l'incident, et c'est la que j'ai appris, que des "entités" basées dans les Pays de l'Est (mais ça pourrait-être n'importe ou dans le monde, il suffit d'un bureau et d'un ordinateur...) s'amusent à mettre en application "le trading algorithme boursier" aux courses hippiques françaises. 

Voir l'article ci-dessous, faisant ainsi chuter artificiellement la cote de n'importe quel cheval, dont les ordinateurs surpuissant, après avoir analysé les cotes de tous les partants, auront décidé qu'il avait 9.99 chances sur 10 de finir dans les trois premiers. Auquel cas ici, ce serait raté, mais encore une fois, rien ne dit que ce jour la, ce soit du à ces parieurs ''d'un autre type'', les calculs automatiques étant fiables à priori à 99.99%. Mais bon, la n'est pas le problème, le problème résidant dans le fait que ces gens la, sont responsable de 5 % des baisses de cote répertoriées sur l'année, ce qui est énorme, au rapport des masses jouées. D'ailleurs la cour des comptes alertée a lancé une vaste enquête, qui risque de ne jamais aboutir à rien, sinon à constater les dégâts comme d’habitude...Affaire à suivre donc...

Sinon, pour revenir aux baisses de cotes, les enjeux sont trop faibles pour qu'un site de course ou blog s'amuse à vous filer le tuyau de l'année. Il suffit en effet de mettre 100 euros gagnant et deux cent euros placés seulement (je parle de sites internet), pour voir dégringoler la cote de vote favori à la vitesse de l'éclair (entre 1 et 3 points selon les enjeux du jour). Imaginez donc qu'un Monsieur X par exemple s'amuse à vous donner le tuyau du siècle sur la toile, cela n'aurait aucun intérêt, son "tuyau" se retrouvant vite à "égalité". C'est moins vrai, sur les champs de courses encore que tout dépend des la masse des enjeux, sur un quinté, ça ne fera pas grande différence (mais qui est capable de vous donner un tuyau sûr à 100%  sur un quinté ?) mais sur les autres courses, vous vous retrouveriez vite avec un 2/1 sur les bras et encore avec de la chance...

C'est pourquoi, vous retrouvez toujours "les chocolats" des pronostiqueurs vedettes (Paris Turf et autres) à des cotes dérisoires, qu'ils ne joueront jamais bien sur, gardant des infos plus spéculatives pour eux...CQFD...Seul Equidia joue le jeu, en faisant part des infos qu'ils ont pu récolter des écuries, mais la encore, il faut bien discerner la forme de leurs pronostiqueurs, qui est très aléatoire, et bien sur, ne jamais les suivre quand leur cagnotte est en-dessous de zéro, la forme, toujours la forme, jamais les écarts, cela s'applique aussi aux humains... Jackturf !

Le soulèvement des machines !



Ceci est un graphique qui agrège un certain nombre d'ordres de bourse qui ont été passés durant une séance à Wall Street. En vert ceux qui ont été effectivement passés sur un nombre de valeurs données, et en rouge ceux qui ont été annulés sur les mêmes valeurs. Croyez moi si vous voulez, et n’hésitez pas à regarder à nouveau Terminator 3 : Le Soulèvement des Machines, ça ressemble comme deux gouttes d'eau à la modélisation du Virus qui contamine inexorablement le fameux SkyNet !


Les Traders sonnent l'alarme...

Tranquillisez vous, nous sommes pour l'instant encore à l'abri d'une apocalypse total et des champignons atomiques sur les marchés financiers. Cela dit un nombre croissant d'anomalies est en train de prouver que les machines ont pris le contrôle d'un certain nombre de flux financiers, sans que personne ne puisse intervenir pour établir une vague forme de contrôle.

Le signal d'alarme, ce sont les traders eux-mêmes (humains dois-je préciser) qui le tirent. Chaque jour, des millions d'ordre de bourse erronés doivent être annulés, compensés, remboursés, a cause du trading algorithmique et des procédés de courtage haute fréquence. Il y en a pour des milliards de dollars à chaque fois. Un jour, grâce à une sorte de comité surveillance composé de traders énervés, on a pu déterminer que sur une seule séance de bourse, 3.7% des mouvements observés sur les actions cotées au S&P 500 étaient l'oeuvre d'un algorythme. En recoupant les données et une foultitude de paramètres, grâce au cabinet spécialisé NANEX, ils sont même arrivés à le modéliser et à lui donner une forme.


Le lendemain, le même comité signalait que c'était 14% des cotations de 500 des plus grosses sociétés américaines qui avaient été l'objet de mouvement suspects, là aussi dus a UNE SEULE formule mathématique. En 25 millisecondes, elle a été capable d'agir sur 200 actions différentes.

Ils ont même réussi a en déterminer l'impact et le modus operandi : de nature furtive,l’algorithme joue sur de touts petits écarts de cours, mais à chaque fois brusques, a contre-courant, et sur un nombre très important de valeurs. Le but étant de créer un déséquilibre, obliger tout le monde à s'aligner, et de créer un effet de levier d'ampleur. Et avec ce degré de rapidité... 25 millisecondes... le trader humain n'a pas les moyens de contrer la position et deviner en même temps sur quelle autre valeur l’algorithme va aller taper ensuite.

Flash Crash !!!

Ca, ça arrive tous les jours à Wall Street. Les conséquences de ces procédés, on les observe a chaque clôture. Ça ne fait pas de bruit outre mesure, tout au plus peut-on constater des mouvement inhabituels sur le pétrole, comme ça a été le cas il y a 3 semaines... Le brut léger américain avait perdu 4 dollars d'un coup. Une enquête est en cours, les autorités américaines soupçonnant un incident de trading haute fréquence.

Et puis des fois, c'est totalement n'importe quoi. Parce qu'il faut bien reconnaître qu'un algorithme, parfois ça bug. Ca bug même méchamment. La même semaine, le titre KraftFoods part au tapis avec 30% de baisse d'un coup. Rien de moins. Avant qu'une correction n'intervienne, et qu'un grand nombre d'ordre de bourse soient annulés. Pas de dommage mais grosse frayeur.

Et puis il y a la version "superproduction hollywoodienne" de tout ça, le Mega-Bug, le Flash Crash... 6 mai 2010, en l'espace de 10 minutes, entre 14h42 et 14h52 heure de New York, une chute vertigineuse des indices, sans précédent, -9.32% pour le Dow Jones, a fait croire au traders qu'on assistait a un début d'apocalypse boursier ! Et ce sans AUCUNE EXPLICATION. Plus de peur que de mal, il a été démontré que le trading haute fréquence, et que le déraillement en règle d'un certain nombre d’algorithmes automatiques, avait provoqué ces 10 minutes de catastrophe. Un nombre incalculable d'ordres là aussi ont du être annulés, compensés, des procédures qui ont duré des mois... Mais sans dégât majeur.


Alors faut-il s'inquiéter ? Si tout ceci se règle entre gens de bonne compagnie, sans dégâts, et que ça se solde par quelques procédures et un bon éclat de rire devant des aberrations ubuesques des cours, y'a t-il un VRAI risque ? Là il y a un vrai débat de fond.

La plupart des traders et les spécialistes du marché actions en sont persuadés, de graves ennuis se profilent. Ils prêchent pour leur paroisse et on peut les comprendre. Se faire "shooter" par des machines à la rapidité insurpassable doit être vexant, et occasionner pas mal de sueurs froides lorsqu'il faut suivre les tendances d'un marché dominé par elles. A plus long terme, ces traders craignent aussi pour leur emploi : pourquoi les courtiers et les grandes banques investiraient-ils des sommes colossales dans des équipes de trading, alors qu'un ordinateur est plus rapide, plus économique et 1000 fois plus rentable à l'usage ? Mais ce cri d'alarme a le mérite de soulever plusieurs problématiques :

Déja parce que le phénomène crée de la "Fausse Liquidité" sur le marché. Vu l'importance actuelle du trading haute fréquence (environ 2 tiers des échanges sur le NYSE désormais), ces échanges croisés multiples et innombrables accroissent artificiellement les volumes de transactions... Par le biais d'opération quasi-fictives au vu du nombre d'ordre annulés ensuite. D'où une vraie inquiétude de fond sur la valorisation réelle des entreprises cotées.

De plus, le nombre croissant de déséquilibres occasionnés par le trading haute fréquence, les algorithmes et le recours croissant aux plates-formes alternatives et aux Dark Pools (les fameux bassins de liquidités où s'échangent dans l'anonymat et par ordinateur, d'énormes blocs d'actions par ordinateur, sans aucune supervision réelle) sont en train de transformer le marché traditionnel en véritable patinoire. La volatilité et la rapidité foudroyante des mouvements va va commencer à décourager les investisseurs de long terme, grands fonds, assureurs, et ce qui peut éventuellement rester de petits porteurs.

Mais que fait la Police ?

Que font les autorités de marché ? La plupart d'entre elles minimisent l'impact du phénomène, restant sur la ligne du "moindre mal" que représentent ces mouvements un peu fous. Mais en réalité, beaucoup ignorent même de quoi il est question et ont du mal a appréhender ce qu'est le trading algorithmique et la haute fréquence. La SEC américaine en est à aller chercher des conseillers en la matière... chez les spécialiste des algorithmes et de la haute fréquence, pour y comprendre quelque chose !!! En Allemagne on étudie les solutions faisables pour encadrer ces pratiques... sans grand espoir de réussite ni réelle volonté politique. 

Isaac Asimov et le Trading Quantique

Car tout ceci se heurte aussi au plus intéressant et au plus secret des aspects de ce phénomène. au delà de toute hypothèse complotiste, Qui est aux manettes ? QUI fait appel a ces spécialistes ? Et là impossible de réellement le savoir... Les firmes de trading algorithmiques sont des "entités" composée de managers, de développeurs, de mathématiciens, d'ingénieurs, qui fournissent des solutions techniques, que n'importe qui peut acheter. Donc si aucune autorité de contrôle ne s'y attaque en considérant qu'il y a un danger éventuel, impossible de connaitre les vrais donneurs d'ordre. Et de comprendre l'intégralité du mécanisme.

On est donc ainsi entre deux mondes qui se regardent en chiens de fayence. Et plus les autorités attendent, plus cela permet aux différents acteurs de ce marché de continuer a chercher et à trouver des solutions toujours plus rapides, car le gagnant sera celui qui aura la milliseconde d'avance.

Depuis l'an 2000, du côté des laboratoires du MIT, et des universités de Yale, de Bristol et d'Innsbrück, des recherches préliminaires ont abouti à la construction de plusieurs types d'ordinateurs à "logique quantique"... en clair, il sera possible a terme de défier l'espace temps en termes de vitesse de transmission des données. Si on émet l'hypothèse que les traders du futur pourront parier sur les valeurs en prenant des raccourcis dans l'espace-temps pour anticiper les tendances boursières, on peut se dire que ce type de recherche n'aura JAMAIS un seul souci de financement. Il y a trop d'argent à la clé. Le trading quantique sera sans doute une nouvelle vague porteuse...

L'ordinateur de trading qui devient intelligent, autonome, qui crée ses propres scénarios de marché... qui pense, qui agit et qui arrive à mettre l'humain sur la touche ? Isaac Asimov, premier écrivain à avoir imaginé des robots dotés d'une vraie intelligence artificielle et de capacités de réflexion, adorerait les marchés d'aujourd'hui... il est mort en 1992. Après avoir lui aussi imaginé une prise de contrôle de notre monde par des machines. 


Source : http://bfmbusiness.bfmtv.com/opinion/trading-haute-frequence-soulevement-machines-358452.html

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