PAUL : LA TRILOGIE...

Acte 1) : LA MONDIALISATION

Paul s’était réveillé de mauvaise humeur ce matin !

Faut dire, qu’il avait passé la nuit à surfer sur la toile, histoire de prendre le pouls de la planète et force lui était de reconnaître qu’il ne comprenait plus rien à ce monde ou il vivait, le bon vivre de son enfance ou tous avaient confiance en l’avenir, porté par la devise chère au Général « amour, travail, patrie », oui, tout cela avait bel et bien disparu.
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Une devise remplacée par un égoïsme forcené, ou tout un chacun vit comme s’il ne devait jamais mourir, spéculant, entassant, thésaurisant pour atteindre, on ne sait quel Veau d’Or (Symbole de l’Idolâtrie chez les Hébreux), promesse peut-être d’une vie éternelle… 

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En fait, Paul était un peu perdu, tout se bousculant dans sa tête : La Mondialisation, les Indignés de Wall Street, la Palestine, l’Iran, l’Europe au bord de la crise de nerfs… Tant de sujets sur lesquels il n’avait pas le début d’une réponse.

Paul ne comprenait pas pourquoi l’être humain se comportait ainsi, ce besoin pressant et oppressant de courir après des biens matériels, sans que jamais sa soif 
ne soit assouvie.
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Ce besoin de dépasser son semblable, voir de le dominer par l’esclavage moderne, sans s’apercevoir que dans le même temps, il se faisait lui même esclave de l’argent roi, se battant pour lui, trahissant pour lui, se prostituant pour lui, restant sans cesse sous perfusion pour remplacer petit à petit le sang de la vie par des pièces sonnantes et trébuchantes, ou à la fin une caisse enregistreuse fera office de coeur…

Comment penser, comment croire que les gens soient assez stupides pour se laisser manipuler ainsi par la société, par l’immonde bête, caché au coeur de chaque être humain, soumettant à sa volonté les faibles d’esprits, qui deviendront l’espace d’une vie terrestre, ce que nous appelons les décideurs, les maîtres du monde, mais qui en fait ne sont que de simples marionnettes ayant perdu toute part d’humanité, soumises corps et âmes qu’elles sont à leurs démons.

Comment deviner, que l’homme, dont le destin était de vivre en symbiose avec sa Terre nourricière « Soyez féconds et prolifiques remplissez la terre et dominez-la soumettez les poissons dans la mer, des oiseaux dans le ciel et de tous les animaux qui se meuvent sur la terre. » (Gn 1,28) » allait la polluer et puiser plus que nécessaire dans ses ressources, l’appelant tôt ou tard à se rebeller, après pourtant quelques avertissements sévères. Mais il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir…

Comment soupçonner que le pouvoir a changé de main depuis longtemps, les véritables maîtres du monde n’étant plus les gouvernements, mais les dirigeants de groupes multinationaux, financiers ou industriels, voir même certaines institutions internationales opaques comme le FMI, Banque Mondiale, OCDE, OMC, Banques Centrales, dont les dirigeants ne sont pas élus, alors qu’ils pèsent tous les jours sur la vie des populations. 

Le pouvoir de ces pieuvres aux multiples tentacules, s’exerce sur le plan "socio-économique" et financier, à la dimension planétaire, alors que celui des états reste limité à la dimension nationale. 

Plus riche que les états, ils sont la principale source de financement (occulte ou non) des partis politiques de toutes tendances, se plaçant au-dessus des lois, au dessus des démocraties populaires.
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Paul était pris dans un véritable tourbillon de chiffres, plus colossaux les uns que les autres. Les milliards se rajoutant aux milliards, qui pour la Grèce, qui pour les banques, qui pour l’Italie et  l’Espagne, voir bientôt pour la France… Bref d’où peuvent t-ils bien sortir tous ces milliards ? 

Tout cela n’est t-il que virtuel ? Et à quel dessein ? 
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Appauvrir les populations par exemple, pour niveler la mondialisation par le bas ? Créer un Smic Européen digne des Pays de l’Est, voir de la Chine ?

Paul était vraiment perplexe, les grands enjeux planétaire le dépassant totalement, tout ce qu’il voyait, c’est que son pouvoir d’achat diminuait de jour en jour. Impossible d’y échapper, la crise frappant tout un chacun de plein fouet, mais quelle crise au fait se disait Paul ?

La crise systémique ou la Paupérisation des masses !

Quelle est la cause véritable de la crise, systémique, la folle finance spéculative ? Le capitalisme lui-même ?  En fait ce n’est ni la finance ni le capitalisme, lui même, c’est bien autre chose.

La cause véritable de la crise est l’appauvrissement des populations (paupérisation), appauvrissement et affaissement de la valeur des marchandises. En corolaire mais en corolaire seulement, le système financier assis sur des prêts immobiliers hypothécaires et sur des cours haussiers, s’écroulant comme un château de cartes.

Les gens, appauvris, n’ayant plus la possibilité de rembourser les prêts ou acheter des maisons, font s’effondrer les cours et le système bancaire, affectant le crédit, donc la consommation et l’investissement industriel, entraînant ainsi une spirale économique déflationniste et non métrisable.

La crise économique est antérieure à la crise financière elle est ressentie par les entreprises françaises en baisse drastique de commande depuis 2007 avec une sérieuse alerte dès 1992.

Mais alors quelles sont les raisons de cette soudaine paupérisation des masses, qui enraye la machine économique occidentale, véritable moteur du monde ?

La dérégulation du capitalisme.

Karl Marx, dont personne aujourd’hui ne peut nier l’intérêt de ses travaux décrivant le système capitaliste, avait prévu que cette baisse « tendancielle » de la valeur des marchandises, conduirait immanquablement à la paupérisation des acteurs économiques (classe ouvrière).

Ces tendances naturelles du capitalisme devaient selon Marx conduire à la destruction même du système, par paupérisation générale et affaissement des marchés. Le capitalisme creusera inexorablement sa tombe selon Marx. 

Marx écrit « Das Kapital » dans l’Angleterre de la moitié du 19ème siècle, le capitalisme était alors en phase ascendante, ses lois néfastes comme celle de la baisse tendancielle du taux de profit, ou de la baisse toujours tendancielle de la valeur des marchandises étant encore peu prononcées. 

En effet, pour que ces lois soient visibles il faut un apport de mécanisation et d’automatisation important dans le processus de production. 

Il faut produire de plus en plus de marchandises dans un temps de plus en plus court pour une masse salariale de plus en plus faible, cristallisée dans la dite marchandise. 

Les lois sociales, ralentisseurs de crise :
Au cours du 19 ème siècle commencent à se créer en Europe et aux USA des associations de travailleurs afin d’assurer leur défense contre une exploitation féroce. Aux USA les premiers Trade Union seront créés en 1827 et 1832 pour le Royaume Uni. La CGT premier syndicat français est créé le 23 septembre 1895 à Limoges. Le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ 200 000 travailleurs étasuniens d’obtenir la journée de huit heures. Le souvenir de cette journée amène les européens, quelques années plus tard à instituer la Fête du Travail.

En France la CGT avait fait sienne la revendication de la journée de 8 heures à son congrès de 1904. Elle lance la première grève nationale en mai 1906. Malgré de nombreux arrêts de travail, la revendication n’est pas satisfaite, mais elle gagne néanmoins en popularité. Après la Première Guerre Mondiale, ce sera l’une des premières avancées concédées par l’État. Le 17 avril 1909 la loi sur la journée de 8 heures est votée par l’Assemblée Nationale.

En France de 1919 à 1936, de 1945, à 1968 grâces aux luttes sociales, comme dans tous les états occidentaux, des lois vont encadrer le capitalisme, édulcorer ses aspects les plus néfastes, stopper la paupérisation et améliorer sans cesse les niveaux de vie. Ceci assura la prospérité du capitalisme jusqu’à la fin du 20ème siècle par la création perpétuelle de nouveaux marchés.

Sans souveraineté des peuples sur leur nation il n’y aurait pas eu de lois sociales.
Sans lois sociales c’était la paupérisation et la mort du capitalisme. Les anglo-saxons vont donc s’attacher à briser la souveraineté des nations pour imposer leur idéologie du libre échange.

A la fin de la seconde guerre mondiale, peut avant la capitulation allemande se tient à Yalta en Crimée (sud de l’URSS), le 11 février 1945 une conférence entre les anglo-saxons et les soviétiques. Winston Churchill et Franklin Delano Roosevelt d’une part et Staline de l’autre sont la pour se partager le monde. 
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La France et certains pays d’Europe feront parti de la zone attribuée aux anglo-saxons, d’autres pays seront attribués aux soviétiques. Dès leur pouvoir politique assuré sur leur zone par le pacte atlantique, les anglo-saxons vont s’attacher à faire avancer leur conception économique libre échangiste et dérégulée.

Chronique d’un acharnement contre la souveraineté des peuples d’Europe et de l’émergence d’une crise systémique. Tout est cycle dans la vie et on ne pourra pas comprendre la crise actuelle sans analyser le passé ! 

1948- Les prémisses de la CEE, le traité de Bruxelles :
La France, le Benelux (Belgique, Pays-Bas et Luxembourg) et le Royaume-Uni signent le 17 mars 1948 le Traité de Bruxelles qui prévoit une Union occidentale, instituant une collaboration en matière économique, sociale, culturelle, et de défense collective.

1949 -- l’OTAN
Une organisation militaire est mise en place, l’union politique est mise en attente. Afin d’unifier et contrôler les forces militaire des pays assujettis l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, OTAN (North Atlantic Treaty Organisation NATO) est créée le 4 avril 1949. Des bases militaires US couvrent la France. Le commandement militaire est à Fontainebleau en France près de Paris.

Début des 30 glorieuses :

1951- Le CECA
Le traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) fut signé le 18 avril 1951 à Paris : les six pays fondateurs sont les pays du Traité de Bruxelles à l’exception du Royaume-Uni auxquels se joignent l’Allemagne et l’Italie. s’entendirent pour favoriser les échanges de matières premières nécessaires à la sidérurgie. 

1952 -- La Communauté Européenne de Défense CED
Le 27 mai 1952 est signé à Paris un Traité instituant la Communauté européenne de défense (CED) permettant le réarmement de l’Allemagne de l’Ouest. La France rejette ce traité par un vote contre au parlement des députés communistes et gaullistes du RPF, qui trouvent une majorité. Les parlementaires français arguent que ce traité signerait définitivement la fin de l’indépendance de la France. C’est le premier acte d’insoumission de la France à l’emprise anglo-saxonne.

1957 -- Le traité de Rome, la CEE.
Les six pays du CECA sont poussés par les anglo-saxons à parfaire leur union économique permettant une dérégulation de leurs protections et une meilleurs pénétration de leurs marchés , c’est le traité de Rome le 25 mars 1957. Le Royaume Uni dont l’économie est toujours fortement liée aux USA ne désire toujours pas s’inclure dans cette communauté purement économique. Le domaine politique commun étant assuré par l’OTAN.

1962 - Résistance gaulliste appuyée par les communistes français. Sortie de la France du commandement intégré de l’OTAN, refus de la France de l’entrée du Royaume Uni dans la CEE, de Gaulle argue que ce Royaume Uni serait le « Cheval de Troie » des USA et que cela porterait atteinte à notre souveraineté.
Plein emploi en France, et développement économique spectaculaire, miracle économique allemand. Nous sommes au milieu des 30 glorieuses (années 50,60 et 70).

1973 -- Entrée du Royaume Uni dans la CEE, Georges Pompidou abandonne la politique gaulliste.

1981 -- Entrée de la Grèce dans la CEE, puis 1986, entrée de l’Espagne et du Portugal, concurrence des produits manufacturés et agricole à bas prix, début des délocalisations et de la baisse de la valeur des marchandises notamment des chaussures déclin de l’industrie de la chaussure en France.

Fin des 30 glorieuses, hausse du chômage en France :
1992 -- Traité de Maastricht, fin de la souveraineté économique des pays de la CEE, fin de la protection douanière de chaque état membre, institution de la Communauté Européenne CE. 

Début des délocalisations massives, début de la perte de pans entiers de l’économie des pays de la CE comme le textile, la chaussure ou l’électronique grand publique. 

Les commissaires européens, non élus, prennent le pouvoir. Imbus d’idéologie anglo-saxonne du libre échange, ils vont laisser les produits chinois à faible valeur envahir le marché européen.

Crise économique grave et récession en France, début du cycle de paupérisation.

1995 -- Entrée de la Suède et de la Finlande dans la CEE

1997 -- Traité d’Amsterdam, établissement de l’espace Shengen mettant définitivement fin aux barrières douanière des pays de la CE (sauf pour la perfide Albion bien sur).

2001 -- Création de l’Euro, fin de l’indépendance monétaire, composante importante de la souveraineté économique.

Perte totale de souveraineté :


2001, Complot du 11 septembre et début de la crise systémique.
Emprise totale de l’idéologie des anglo-saxons sur le monde, arguant qu’il existerait une soit disant guerre de civilisation et que ceux qui ne seraient pas avec eux seraient contre eux. Mise en oeuvre du « Project for a New American Century ». Affaissement complet de la contestation du libre échangisme anglo-saxon et de la défense de l’idéologie française. Affaissement complet de la gauche en France et du gaullisme, tout le monde valide le complot anglo-saxon sur le monde.

Développement explosif de la Chine, invasion des ses produits à faible valeur, délocalisations massives notamment de ce qui reste des industries anglo-saxonnes.

Mondialisme avatar de l’européisme :

Financiarisation effrénée de l’économie mondiale, endettement massif des pays occidentaux, création générale de «produits» financiers complexes et opaques, titrisation des dettes. Creusement de la dette US et envolée des prix du pétrole dopés par une spéculation massive dont le but est d’enrayer la chute des cours du dollars US. La crise économique occidentale est masquée par la financiarisation. Entreprises guerrières anglo-saxonne pour essayer de masquer la crise (comme celle de 29).

14 février 2003 -- Tentative de résistance de la France . Discours de Dominique de Villepin à l’ONU sous les applaudissements de la communauté internationale. La France chiraquienne retrouve momentanément sa vocation et son lustre. Vive tension entre la France et les anglo-saxons.

20 mars 2003 -- Invasion de l’Irak par les anglo-saxons, la France refuse de s’y associer.

2004 -- Entrée de pays de l’ex URSS, Estonie, Lettonie, Lituanie dans l’UE et des pays de l’ancien bloc socialiste, Pologne et Tchéquie. Cette entrée est ardemment voulue par les anglo-saxons bien que sans intérêt économique, déséquilibrant complètement l’UE. Mais les anglo-saxons s’approchent de la Russie, espérant ainsi la contrôler et accaparer ses immenses richesses.

Délocalisations en Pologne et en Tchéquie :

29 mai 2005 -- Référendum français sur une constitution européenne, les français rejettent ce projet à 55%. Les français pénalisent ainsi l’Union Européennes qui n’assure pas leur protection.

2007 -- Entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’UE, délocalisations industrielles dans ces pays, à très faible niveau de vie. Encerclement anglo-saxon de la Russie. 

Mandats en France de Nicolas Sarkosy, et d’Angela Merkel en Allemagne, fidèles soutiens des anglo-saxons et de leur idéologie. Sarkosy va faire allégeance à Georges Bush et à la Reine d’Angleterre. Soumission complète de la France, fin de son volontarisme indépendantiste…

13 décembre 2007- Traité de Lisbonne, reprenant en quasi totalité les termes de la constitution européenne déjà rejetée par les français. Ce traité est ratifié par les élus français contrairement à la volonté du peuple. Les politiciens français, sous influence anglo-saxonne bafouent la démocratie.

Rejet par les irlandais !

Été 2008 -- Effondrement du système financier international suite à la baisse de la valeurs des hypothèques immobilières aux USA.

2009 -- Le monde connait la plus grave crise économique de l’histoire du capitalisme, cette crise est évaluée par beaucoup de spécialistes comme une crise systémique.

Dans cette chronique nous avons donc pu suivre les étapes conjointes d’abandon de souveraineté, d’invasion de produits à faibles valeurs venant concurrencer les produits manufacturés localement. Nous avons pu suivre aussi l’accroissement du chômage avec les délocalisations et la désindustrialisation, conduisant in fine à la crise financière suite à la baisse de la valeur de l’immobilier.

Ceci est la conséquence logique d’une baisse générale de la valeur des marchandises et de l’appauvrissement des populations, elle même conséquence de la dérégulation du capitalisme occidental, conséquence de la perte de souveraineté des nations.

Paul avait enfin compris qu’un nouveau cycle allait commencer, car tout comme l’inversion des pôles qui était en cours, l’inversion des flux migratoires avait lui déjà commencé. Il ne lui restait plus qu’à faire ses valises….

Acte 2) LE BIEN ET LE MAL :


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Paul avait fait ses bagages, il se retourna histoire de voir s’il n’avait rien oublié, mais surtout pour humer une dernière fois l’atmosphère de son studio, qui gardera quelques temps encore, les peurs, les joies, les émotions ressenties tout au long de ces années et qui flotteront dans la pièce comme un subtil parfum de nostalgie.

Paul, ne regrettait rien, l’aventure l’attendait, ce qui n’était pas pour lui déplaire, aimant relever les défis d’une jeunesse dont il savait qu’elle était son bien le plus précieux, tout en sachant que le temps lui était compté pour réussir sa vie. 

Paul,  plus ou moins confortablement installé dans l’avion qui le menait en Chine, feuilleta distraitement la bible qui ne le quittait jamais. Non pas qu’il fut un fervent pratiquant, mais le fait de la savoir près de lui le rassurait, son psychiatre personnel en quelque sorte mais qui ne lui coûtait pas un sou, le simple fait de se plonger dedans quand il avait le cafard, lui redonnant bon moral à chaque fois… 

Son attention s’arrêta cette fois sur le feuillet suivant : (l’arbre de la connaissance du bien et du mal se situait dans le jardin d’Éden, lieu où Adam et Ève furent créés par Dieu. Dieu défend à Adam de consommer des fruits de ce seul arbre, et l’avertit que s’il croque un seul morceau des fruits défendus, il mourra « certainement ». Plus tard, Dieu crée la femme et cette dernière mange du fruit défendu, sous l’influence du serpent qui lui révèle que l’homme et la femme ne mourront pas pour cela mais qu’ils seront alors comme des dieux qui connaissent le bien et le mal. Convaincue, la femme goûte au fruit puis le partage avec son compagnon. Alors, immédiatement, leur prise de conscience du bien et du mal a l’effet de leur donner honte de leur nudité. Ils se couvrent donc et se cachent lorsqu’ils entendent la voix de Dieu.

Paul, n’avait jamais vraiment cherché à analyser ce qui est pourtant la source même de toute vie, le bien et le mal ne pouvant exister l’un sans l’autre, du moins en théorie. Il referma sa bible, s’allongea un peu plus, laissant un flot de pensées le submerger qui le plongèrent bientôt dans un abyme de réflexions…

Paul avait compris après avoir lu  » la création et son but « , qu’il ne fallait pas confondre le mal à l’état pur (originel) qui était la négation même de toute vie et le mal bien terrestre ou il vivait, conséquence de la lente évolution de l’espèce, laquelle au regard de l’échelle du temps cosmique, sort à peine de la préhistoire, (L’âge de l’univers correspond au temps cosmique écoulé depuis le Big Bang estimé à environ 13,7 milliards d’années).

Paul avait lu pas mal de thèses la-dessus, mais n’avait jamais été vraiment convaincu par les réponses apportées, ces théoriciens n’étant après tout, comme lui, que des créatures non encore abouties au regard du chemin restant à parcourir pour arriver à une civilisation digne de ce nom. Comment dans ces conditions, penser qu’une réponse satisfaisante pourrait être apportée à ses interrogations.

Pourtant se disait-il, quand on a compris que le mal originel (la négation même de toute vie) a été définitivement rayé du vocabulaire céleste, il est plus facile de comprendre, que ce que nous appelons le mal ici-bas, n’est en fait que l’opposition de forces titanesques mises en oeuvre pour permettre la survie de l’espèce n’ayant pour seul vecteur à ce jour que  " la loi du plus fort " .

Maintenant, l’être humain devait-il obligatoirement en passer par là pour évoluer ? Difficile d’être affirmatif, mais si seul le bien existait, alors la vie terrestre n’aurait aucune raison d’être, puisque nous serions comme des anges au paradis et d’un autre côté si seul le mal existait, on peut supposer que sans forcément nous détruire mutuellement, nous serions quand même dans l’enfer éternel décrit par les auteurs de la bible, bref, l’antithèse de l’humanité.

Paul comprenait finalement que l’être humain ne serait jamais vraiment bon au sens biblique du terme, mais qu’il pouvait quand même évoluer, vers une espèce de compromis, en reconnaissant l’imperfection humaine dans ses jugements et par une meilleure approche de notre vie sociétale, en supprimant par exemple au maximum les inégalités, source de rancœur, menant vite à la haine de l’autre ou des systèmes mis en place, puis en complétant notre approche innée du bien et du mal en revisitant notre manière de vivre ensemble. 

Car enfin se disait-il, si les hommes voulaient bien comprendre que le mal terrestre ne s’abreuve que dans notre inconscient collectif, ou le bonheur n’existerait que par l’acquisition de biens matériels, le mal y perdrait déjà l’une de ses principales sources d’influences.

Paul, commençait à se détendre, prenant conscience des réelles causes du mal terrestre, car quand on a une meilleure approche de ses faiblesses, il est plus facile de les combattre par la suite. Alors évidemment, il y aura toujours des gens dont l’âme s’est égarée, qui chercheront à maintenir à tout pris leur emprise sur les autres, mais si l’autre partie de l’humanité voulait bien comprendre : 

Qu’il ne sert à rien de se battre comme des chiffonniers pendant les soldes, 

Qu’il ne sert à rien de thésauriser à outrance (c’est une ineptie et une maladie proprement humaine que de vouloir amasser des biens terrestres à ne plus savoir qu’en faire, alors que notre espérance de vie moyenne ne dépasse guère 80 ans), 

Qu’il ne sert à rien de passer son temps dans les supermarchés le dimanche au lieu de s’occuper de l’éducation de ses enfants (on se demande bien comment faisaient nos grands parents qui travaillait 60 heures par semaine ?),

Qu’il ne sert à rien de se goinfrer tous les jours que Dieu fait pour se rendre malade et se gaver ensuite de médicaments, 

Qu’il ne sert à rien de stresser devant la télé en écoutant des infos toutes plus nauséabondes les unes que les autres, qu’un bon journal papier suffit pour s’informer, nous laissant ainsi le temps de prendre l’air et de parler avec nos voisins, 

Qu’il ne sert à rien de passer son temps à jalouser le bien des autres, le bonheur étant une fleur qui ne s’achète pas, mais qui ne demande qu’à émerger de la prison ou nous l’avons enfermé,

Qu’il ne sert à rien de s’épuiser à gratter des tickets, à remplir des cases de loto, à passer nos nuits au détriment de notre santé et de notre entourage sur des tables de poker virtuelles, sans âme,  qui pour quelques gagnants, nous plongeront dans des abîmes de désespoir, nous faisant ainsi hurler face au ciel, mais pourquoi pas moi, pourquoi ? les dépressions et l’addiction au jeu qui s’en suivront, n’étant que la résultante de notre mauvaise vision de la vie,

Qu’il ne sert à rien  de se replier sur soi, en disant que de toute façon tout est pourri et que c’est toujours la faute des autres, alors que bien souvent nous créons notre propre malheur, quand ce n’est pas notre tombe…

Qu’il ne sert à rien, de voler, de piller, de violer, de massacrer des  êtres humains  et des animaux innocents, au nom de la barbarie génétique, le choc en retour, donc la punition encourue, qu’elle soit terrestre ou céleste étant inéluctable,

Qu’il ne sert à rien, de suivre aveuglément nos gouvernants dans leur folie destructrice, envoyant nos enfants au combat, comme on envoie des animaux à l’abattoir, ne sachant même plus pour quel idéal ils combattent. Mais les peuples aussi sont responsables, n’osant pas affronter quelques individus alors qu’ils sont des millions, des milliards à pouvoir dire Non aux guerres, Non à la course aux armements, Non à l’appropriation par la force des ressources naturelles de la planète,

Paul , venait soudainement de comprendre que le mal terrestre, n’existe en fait que par notre perception erronée de l’existence, ou la présence de quelques prédateurs seulement gâchent la vie de milliards d’individus, lesquels n’existent en fait que par notre acceptation (prenant même à notre compte) de leurs propres peurs et vision de la vie communautaire, laquelle ressemble plus à celle d’une meute de loups soumise au mâle dominant, qu’à une société dite évoluée. 

Alors, sans aller à faire disparaître le mal de cette planète, Paul était persuadé qu’un simple changement de regard sur notre mode de vie et sur notre façon de concevoir la vie, changerait bien des comportements, faisant ainsi reculer le mal sous toutes ses formes, celui ci n’existant que par notre peur irraisonnée du lendemain, nos angoisses maladives, nos jalousies compulsives et notre part d’animalité, nous soumettant à l’agressivité et à la loi du plus fort.

Au final, le monde se portera mieux, quand les hommes prendront pleinement conscience de leur place dans l’univers, qu’ils penseront enfin par eux mêmes, se libérant alors des carcans sociétaux, pour s’inventer un autre avenir que celui de subir le choix de quelques uns…

L’avion de Paul atterri sur le territoire Chinois, une nouvelle vie commençait pour lui !




Acte 3) L'ÊTRE HUMAIN SELON PAUL...


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Paul avait refait sa vie en Chine, il était très heureux, vraiment très heureux. Il avait trouvé un boulot de première main dans une usine de Condom (Origine incertaine ou inconnue, on cite parfois un dénommé Condom qui serait l'inventeur du préservatif en latex) ou il avait réussi à faire comprendre à ses dirigeants, toute la différence qu'il y avait sur le plan physique entre eux et le reste du monde, particulièrement l'Europe, ou preuve à l'appui, il avait osé sortir un soir de beuverie "valeur travail" si chère aux dirigeants Chinois, l'argument ultime, recevant, pantalon baissé ce soir la, mémorable entre tous, une salve d'applaudissements, qui lui valu d'être promu du soir au lendemain, au rang de Directeur Technique Général de la firme "Condom Chine XXL". 

Une promotion dont il n'était pas peu fier. Ce qui lui permit dans la foulée de demander la main de sa secrétaire dont il était tombé éperdument amoureux dès le premier jour de leur collaboration, ou, sans perdre de temps, l'amour de sa vie au regard pétillant et aux longs cheveux couleur jais, lui donna deux beaux enfants. Oui vraiment Paul était heureux, très heureux... 

Paul était de nature curieuse, éclectique dans ses choix, s'étant aussi bien plongé dans le problème des grandes migrations humaines (1), que dans les abîmes insondables du Bien et du Mal (2), parmi d'autres sujets qui le passionnait.
 Jardin Japonais 

Cette fois, confortablement installé dans le futon du jardin japonais qu'il s'était commandé suite à sa promotion, il se remémorait cette soirée incroyable, se demandant encore ce qui avait bien pu séduire ses patrons ce soir la, hormis bien sur l'objet du défi, qui n'était quand même pas si XXL que cela, XL peut-être...

Non, autre chose avait séduit les dirigeants de la firme, Paul en était persuadé, chaque être humain après tout, possédant un capital génétique lui permettant de se distinguer des autres, le tout étant de savoir le mettre en valeur au bon moment, ce que apparemment il avait su faire.

Cependant, quelque chose le chagrinait, près de 90 % des hommes et femmes vivants sur cette planète, se situaient selon lui, plus près de la meute soumise au mâle dominant, que de l'individu libre et capable de penser par lui même, ce qui peut se comprendre dans le règne animal, mais beaucoup moins dans un monde dit civilisé.

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Pourquoi les loups obéissent-ils au chef ?
Il existe toute une série de comportements par lesquels le chef impose le respect dans la meute, par exemple par des gestes de menace ou même des morsures. Il exige l'obéissance car pour chaque individu de la meute, la chance de survie est plus grande s'il collabore avec les autres plutôt que de se disputer. Là où les loups chassent de grosses proies (cerfs, bœufs musqués, élans, etc.), ils ne peuvent réussir que s'ils chassent ensemble. Les querelles réduiraient les chances de succès, et tous devraient jeûner. Lorsque deux loups occupent des rangs très différents, ils n'ont que rarement des conflits. Si en revanche deux animaux sont de rang presque équivalent, le plus faible essaiera d'inverser la hiérarchie, au risque de se blesser plus ou moins gravement. Un loup blessé aura alors moins de chances de survie.

Aux origines de la vie 

Paul se disait que tant que nous ne connaîtrons pas avec exactitude les origines de la vie sur Terre, allant comme hypothèses posées, de la première cellule ou membrane phospholipidique, à la météorite porteuse d'ADN en passant par le doigt d'un éventuel Dieu créateur, l'homme en tant que tel, ne sera jamais "qu'une pièce rapportée", plus proche de l'idée historique de "Merleau-Ponty" que d'une espèce baignant dans son cadre naturel. 

Exemple : Les arbres, les plantes, les insectes, vivent en totale symbiose avec Mère Nature, auxquels l'ont peut ajouter le règne minéral sans qui, rien n'existerait. 

Concernant maintenant le règne des vertébrés (Mammifères, oiseaux, reptiles, poissons), la chose est plus complexe, certains parmi eux, ayant comme qualité première d'être avant tout des"prédateurs" (organisme vivant qui tue pour se nourrir ou pour alimenter sa progéniture), l'homme dépassant largement cette dénomination d'ailleurs, par un comportement plus près de la prédation gratuite que de la prédation dite de survie. A ce stade de cruauté inutile, peut-on encore vraiment parler d'humanité ? Vaste sujet de dissertation que Paul reporta à une date ultérieure, ne voulant pas sortir de sa préoccupation première :

A quoi peut donc bien servir l'homme sur cette Terre ? Quelle valeur ajoutée représente-t-il, que lui apporte-t-il qu'elle n'aurait pas déjà ? A part épuiser ses ressources naturelles et la tuer à petit feu, quel bénéfice peut-elle bien tirer de cette cohabitation étouffante ? Aucun bien sur...

Alors l'Homme, ne serait-il qu'un vulgaire prédateur venu du fin fond de l'espace, sans aucune conscience , un vulgaire colonisateur de planètes, pillant et détruisant tout sur son passage, ou pire encore, une simple erreur de la nature ? 

Paul, arrivé à ce stade de réflexion, eut comme une soudaine contraction, lui rappelant qu'il était bien vivant en tout cas et que contrairement aux oiseaux qui n'avaient pas de vessie (hormis l'Autruche ou le Nandou), lui se devait de vidanger la sienne régulièrement. Décidément se disait-il en se rendant aux toilettes, la perfection n'était pas de ce monde...
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Nandou d'Amérique !

Paul, après s'être soulagé, regagna tranquillement son futon, regardant au passage ses deux bambins se chamailler pour un jouet, les deux amours de sa vie, n'étant d'ailleurs pas loin d'en venir aux mains, ce que leur maman jamais très loin, supprima d'une main leste, jetant au loin, l'objet de toutes les convoitises. 

Paul, de nouveau confortablement allongé, en tira immédiatement force conclusion, jugeant l'attitude de ses enfants, logique, en regard de l'évolution humaine, ou seul l'instinct de survie et la loi du plus fort prévalait...

De la à dire que l'être humain naissait de nature mauvaise, était un pas qu'il avait du mal à franchir, mais qu'il était bien obligé de constater, l'être humain en tant que tel, ne pouvant évoluer que par l'éducation, sa nature profonde de prédateur, l'obligeant à éliminer de sa route tout ce qui pouvait se dresser sur son chemin. 

En clair, l'être humain ne pouvait être bon de nature, il lui fallait dans sa lente évolution, apprendre d'abord à supporter ses congénères, quitte de temps en temps à taper sur quelques têtes récalcitrantes, pour ensuite apprendre à vivre en société ou le plus fort guidera la meute, meute indispensable à sa propre survie, qui sans ses fidèles soldats, serait bien incapable tout seul, de chasser le Cerf.

La peur comme moteur !

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Paul, avait parfaitement assimilé le formatage de nos sociétés au fil des siècles, ou depuis notre plus tendre enfance, l'on nous conditionne pour accumuler des biens, parfois bien au-delà de notre espérance de vie, un cas unique dans le monde animal, la peur de manquer, la peur du lendemain, faisant, que dans une espèce d'hystérie collective, l'on en oublie l'essentiel "Vivre".

Paul, avait aussi compris, que seul un nombre infime d'individus sur cette planète, étaient capables de penser par eux-mêmes, la preuve en était, que peu de génies, à l'image d'un "Einstein" par exemple, on été capables de changer notre façon d'appréhender le monde. Non pas qu'il manqua d'êtres intelligents sur cette planète, mais formatés à suivre les dogmes existants, peu en fait, se risquent à aller au-delà des thèses scientifiques admises, la pensée unique dominante, interdisant à la "meute" de s'éveiller en dehors des cadres prescrits...

Moralité, c'est dans une torpeur faussement bienveillante, que nous avançons dans la vie, ou toute pensée critique et personnelle nous est ôtée. Alors par peur d'être différent, nous sacrifions nos idéaux à la conformité ambiante, nous coulant dans la masse de célèbres anonymes, nous liquéfiants à petit feu jusqu'à disparaître totalement du paysage...Pour vivre heureux vivons caché dit-on, et bien, Paul pensait que c'était avec ce genre d'arguments, que l'on bâillonne toute une société.

Paul, avait donc bien compris que les Chefs de meutes se servaient de la peur comme d'un bâton pour museler leurs congénères. 

La peur du chômage, la peur de manquer, la peur de l'autre, la peur du lendemain, la peur de ne pas être à la hauteur, la peur du ridicule, la peur du terrorisme, la peur des pandémies, etc...autant de freins à l'accomplissement de l'être, autant de freins à l'évolution humaine telle qu'elle devrait pourtant se produire et dont les Chefs de meutes savent jouer finement, pour manipuler des foules à la conscience plus près du servage, que de la liberté intellectuelle. 

Paul, embrasa soudain l'évolution humaine dans sa cruelle réalité, laquelle humanité, préfère se donner toute entière au consumérisme ambiant, au lieu de s'élever spirituellement et intellectuellement. 

L'abrutissement des foules par des émissions de télé-réalités toutes plus stupides les unes que les autres, la désinformation quotidienne des journaux télévisés et de la presse écrite au service de la pensée unique, détruisant tout sur son passage, réduisant les masses à de vulgaires pantins, que l'on guide dans l'isoloir comme des marionnettes, ceci étant bien, ceci étant mal, voir très mal...

Incapables d'avoir une idée objective de l'environnement dans lequel ils évoluent. 
Incapables de se faire une opinion toute personnelle, qui n'aurait pas été dictée voir imprimée de manière subliminale par la matrice. 
Incapables d'aligner trois phrases cohérentes sur une page blanche, ils en sont réduits à prendre pour acquis tout ce que la matrice leur dicte.  
Incapables, d'analyser correctement les enjeux de ce monde, ils s'en remettent au Chef de meute, hurlant à leur tour avec les loups...

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L'inculture et la violence comme second moteur

Paul, un peu par obligation professionnelle, s'interrogeait sur le degré de culture des populations, trouvant que le monde se trouvait sur la voie du déclin, se disant que bientôt, l'on vendrait plus de Harry Potter de part le monde, que d'oeuvres littéraires à proprement parlé, les Balzac, Camus, Céline, Diderot, Flaubert, Montaigne, Proust, Rabelais , Stendhal, et autres Marguerite Yourcenar, n'intéressant plus guère que les étrangers, avides d'une culture française à la douce fragrance surannée...

La faute à qui ? Facile à comprendre pour qui a un brin de cervelle, d'ailleurs les Prix décernés par les maisons d'éditions depuis quelques années, étant bien dans l'air du temps, ressemblant plus à des révélations "pochettes surprises" qu'à la confirmation de réels talents. Quand aux films réalisés de part le monde, très peu relèvent du 7ème art, ou désormais à la pornographie des images, se mêle la violence des mots, qui se veulent la aussi désormais, plus orduriers les uns que les autres, ravalant ainsi le spectateur au rang de voyeur, prostré sur son siège, incapable, les neurones paralysés, d'esquisser le moindre mouvement vers la sortie...Abêtir les populations, les priver de tous sens commun, quel meilleur moyen que de les asservir...

Paul, en voyant soudain son épouse esquisser un pas de danse, se disait que la aussi, l'homme avait dépassé les limites. Car enfin, si le créateur à laissé toute liberté à l'homme d'agir selon sa guise, il lui a quand même remis les clés des proportions à garder en toute chose et donc des limites à ne pas dépasser, sans même parler des notions du "bien et du mal". 

Si l'on pouvait comprendre les premiers hommes, dansant autour du feu pour s'attirer la faveur des esprits, ainsi que les farandoles destinées à fêter l'arrivée du printemps par exemple, Paul avait par contre du mal à comprendre ce déchaînement actuel des corps, bien souvent avinés, ressemblant plus à des convulsions d'êtres désarticulés, que d'êtres humains digne de ce nom. 

Étonnant d'ailleurs de penser que ce sont bien souvent de respectables personnes en col blanc, montrant un certain visage le jour, plutôt sympathique et bien sous tout rapport, qui s'adonnent la nuit à ce genre de spectacle dégradant, sans même parler de soirées ou l'odeur des alcools, se mêlent à l'odeur fétide des corps entrelacés. 

Paul, n'était pas spécialement grenouille de bénitier, mais certaines choses lui hérissait le poil, c'était comme ça. 

En fait, il avait une haute opinion de l'homme et ne supportait pas de voir certains de ses contemporains, s'avilir ainsi, tout comme il ne supportait pas cette pornographie ambiante, consistant à vouloir faire de l'homme et de la femme, de simples objets sexuels, voués à accomplir toutes les prouesses acrobatiques imaginables, à la façon des Bonobos. 

Oui aux jeux sexuels dans l'intimité des couples, non à ce déballage médiatique des corps, qui ne sert qu'à enrichir les actionnaires de l'industrie pornographique, qui ne se rendent pas compte du mal qu'ils font à nos sociétés, ou la violence des vidéos provoquent des dégâts irrémédiables chez nos enfants, qui auront par la suite bien du mal à avoir des relations amoureuses sincères et durables. 

Encore une tare de nos sociétés ou l'on n'éduque pas les gens et à fortiori nos enfants sur l'importance de prendre le plus grand soin de l'enveloppe charnelle qui sert de refuge à l'âme. Quand nous dévoyons ou molestons notre corps (alcools, drogues,violence des sonos, débauches sexuels etc...) nous faisons une offense à la création et infligeons ainsi de graves séquelles à notre âme. Demandez aux gens atteint d'infirmités, ou de graves maladies, s'ils ne rêveraient pas de vivre dans un corps sain ? 

Alors par pitié, prenez en le plus grand soin, ne torturez pas votre âme inutilement, respectez le "temple qui abrite votre esprit" en vivant sainement et pleinement en harmonie avec les lois de la nature, vous en sortirez grandi à un point que vous ne pouvez même pas imaginer. 

Voilà ce que Paul avait envie de hurler au monde et tant pis si on le traitait par la suite de vil emmerdeur (raseur, casse-pieds, gêneur, trouble-fêtes etc...).
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La danse de l'Ours !
Pour parler de la danse et bien en comprendre l'évolution, il est utile, voire nécessaire, de retourner à la période néolithique. En effet c'est lors de cette période, que les historiens situent de l'an 6000 à l'an 2500 avant Jésus-Christ environ, que l'on vit apparaître les premières formes de danse ou plutôt les premières formes de mouvements humains rythmés, qui allaient devenir danse. En effet plusieurs éléments permettent d'affirmer que l'homme des cavernes de l'âge de la pierre dansait. Citons à ce sujet les scènes de danse de la grotte de l'Addaura à Palerme en Sicile, de Lérida en Espagne, de Luxor en Haute-Égypte et de Tende, dans les Alpes-Maritimes, citons en plus cette sculpture en terre cuite de l'île de Chypre datant du VIe siècle avant Jésus-Christ et exposée actuellement au Louvre de Paris.

L'Homme ce guerrier 

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Paul, revenant à ses marmots, qui se chamaillaient tout à l'heure pour un jouet, se disait que l’homme est un loup pour l’homme, c’est par quoi il est pire que les loups. Aucune bête n’aime à tuer ses semblables, à quelques exceptions près (les chimpanzés attaquent en nombre et en force pour s’emparer de leur ennemi et le clouer au sol, parfois par défense, mais souvent pour étendre leur territoire et dans la foulée leurs sources de nourritures tout en augmentant aussi le nombre de femelles du groupe). Sinon, la guerre au sens propre du terme, était bien le propre de l’homme. 
Pourquoi ? Parce que les hommes sont violents. Parce qu’ils sont rivaux. Parce qu’ils sont vaniteux.
Qu’est-ce que la violence ? C’est l’usage immodéré de la force. La violence est première : c’est la force native, la force brute de décoffrage. Préexistante chez le nouveau-né (Colère, cris, petits poings qui se crispent…). Bref, Laissez-le grandir sans frein, sans amour, sans éducation, vous aurez la un monstre parfait : la violence faite homme...
Paul, se demandait pourquoi les hommes étaient si violents ? Parce ce que l'homme pensa-t-il, n'a pas encore atteint l'humanité à laquelle il aspire, en étant même très loin, se trouvant pour le moment, plus proche de l'animalité qu'il vient à peine de quitter, que de sa destination finale qui consistera à rejeter sa dépouille préhistorique pour s'habiller de lumière. Disons que sur l'échelle humaine, il n'a accompli que 1 % du chemin à parcourir.
Paul, pensait à toutes les guerres qui jalonnent l'histoire humaine, mais en fait rien que de plus naturelle finalement se disait-il, quand on pense comment sont capables de se conduire le moindre groupe de "supporter", dans, et hors stade de foot par exemple…Paul en frémit... Cependant, les hommes ne sont pas seulement des animaux à fleur de peau, ce sont aussi des rivaux pensa-t-il, que leurs désirs rapprochent et opposent, désirant tous les mêmes choses, qu’ils ne peuvent tous posséder ensemble, d'ou un climat de jalousie ambiant, ceux n'ayant rien, regardant avec un ressentiment à peine dissimulé, ceux ayant tout ou presque... 
Paul, comprenait cette jalousie rentrée. Comment ceux n'ayant rien ou si peu ne le seraient-ils pas ? Il suffit d'ailleurs de déambuler sur les Champs-Elysées noyés de lumières plus étincelantes les unes que les autres, ou dans les quartiers chics, pour comprendre le choc de civilisation. Tant de luxe, tant de tentations, tant d’injustices… 
Et à contrario, que d’autres craignent pour leurs biens ? Quoi de plus humain pensa-t-il. La haine nourrit la peur, qui nourrit la haine.
Paul, se dit aussi que la vanité des hommes n'aidait en rien. Cet être insignifiant dans le concert cosmique, désirant être reconnu, estimé, admiré, ne supportait ni le mépris ni la honte. Il ne vit que dans le regard de l’autre, et pour un regard réprobateur, combien tueraient s’ils le pouvaient, sans risque, pour une simple blessure d’amour-propre ? Supprimons la police, les tribunaux, les prisons, et voyons ce que cela pourrait bien donner chuchota-t-il  pour lui même. Un autre frisson le parcouru alors...
Paul pensa que la violence n’est ni un accident ni une dégénérescence. Elle est constitutive de l’animalité enfoui en chaque être humain, prête à resurgir à n'importe quelle occasion, tel un éclair… Pas de société sans rapports de forces, pas de société sans désirs, sans rivalités, sans vanité, pas de société sans violence, telle était sa conclusion. La, il faillit vomir...
Paul eut une dernière pensée. Mais tous ces gens dans le métro qui se serrent pour vous laisser entrer, qui s’excusent quand ils vous bousculent, qui vous renseignent quand vous êtes perdus, ils ne sont pourtant pas si violents se dit-il… 
Puis il songea, que dans nos sociétés modernes, la peur est l’exception, ainsi que la haine, non pas, parce que l’amour domine, ne rêvons pas, mais parce que la prudence domine, parce que une certaine intelligence domine, parce que la violence est contrôlée, maîtrisée, surmontée, par des signes, qu'il lui a fallu apprendre au fil du temps, comme la politesse, la prévenance etc..., autant de signaux nécessaires à la vie en commun, mais aussi, grâce à la peur que représente l'autorité, par l'intermédiaire de sa police et de son armée. 
Paul conclu, que par un certain équilibre des forces et des intérêts commun, nous arrivons à vivre ensemble à peu près convenablement, mais que soudainement la fragile barrière morale vienne à éclater, et alors la, ce sera la guerre civile et son cortège de malheurs...Cette fois il eut mal à la tête pour de bon et alla se coucher...
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